Nouvelles Jeudi, 22. AVRIL, 1999

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Chambre des députés: d'accord avec l'OTAN

C'est dans la soirée de mercredi à jeudi que la Chambre des députés, sur proposition de la Commission A.E., à formulé: "son soutien total à l'engagement actuel de l'OTAN dans la recherche d'une solution à la situation au Kosovo". Sur 178 députés présents, 96 se sont prononcés en faveur de cette décision, 45 contre. Ainsi la Chambre des députés tchèques a donné son accord, pour le transit par le territoire national, à l'armement conventionnel, au matériel correspondant, au personnel et autres unités de combat de l'OTAN. Ce feu vert concerne aussi l'attérissage, le séjour sur le territoire tchèque des avions de combat de l'OTAN, notamment pour l'approvisionnement en carburant, en munitions conventionnelles et pour toutes les opérations de maintenance.

Havel au 50ème anniversaire de l'OTAN

A la veille de l'inauguration du Sommet de l'OTAN, à l'occasion de son 50ème anniversaire, il devient presque claire que le désir du président Vaclav Havel ne sera pas exhaussé, à savoir tirer au clair, avec les 18 autres chefs d'Etat, l'orientation de l'OTAN, la rapidité de son élargissement et sa transformation. Alors que la semaine dernière encore, la crise du Kosovo devrait constituer l'indésirable arrière-plan de cette rencontre, chaque moment du conflit des Balkans pose aux yeux de Vaclav Havel de nouvelles questions.

A propos de l'intervention des troupes tchèques au Kosovo

Le président de la Commission Affaires étrangères de la Chambre des députés, Lubomir Zaoralek, doute que les soldats tchèques participent à une intervention terrestre au Kosovo. "Je ne conçois pas, a-t-il dit, que l'on soutienne l'hypothèse d'une guerre classique où des soldats de notre armée de terre se battront de maison en maison et de colline en colline contre des unités des armées yougoslave ou serbe". Cette déclaration est intervenue après une séance de travail avec le vice-président de la Commission A.E. à l'Assemblée française, Roger-Gérard Schwartzenberg, selon lequel, il n'est pas question encore d'intervention terrestre, et pas même aux Etats- Unis. Et si elle doit avoir lieu, ce sera dans le cadre des Nations-Unies.

Des militaires renforcent la surveillance des frontières

A cause du nombre grandissant des réfugiés qui essayent d'accéder illégalement sur le territoire de la République tchèque, les soldats tchèques retournent à la frontière entre la République tchèque et la Slovaquie. Exactement comme au début de l'année, dans le cadre de l'entraînement des unités d'éclairage, ils vont aider les policiers à surveiller la zone frontalière, en raison de l'aggravation de l'afflux des réfugiés, à cause de la crise dans la province yougoslave du Kosovo.

Elargir la protection des droits de l'homme

L'association pour le respect des droits de l'homme, Cesky ombudsman -c'est son nom-, demande que le délégué gouvernemental pour les droits de l'homme, Petr Uhl, soit relevé de ses fonctions. C'est ce qu'a déclaré à la presse le président de cette association, Jan Honner. Reprochant à Petr Uhl de porter l'accent sur les seuls droits des minorités, il a déclaré: "Il n'y a pas que les droits de certaines minorités qui soient touchés en République tchèque, mais les droits de tout un éventail de citoyens, c'est pourquoi M. Uhl devrait aussi s'occuper d'autres problèmes".

A la recherche d'un emplacement pour les réfugiés du Kosovo

C'est tout au plus dans 14 jours que le ministère tchèque de l'Intérieur définira la région dans laquelle sera implanté le camp des réfugiés du Kosovo. Ce ne sera vraisemblablement pas à Svetla nad Sazavou, au sud de la République, où la mairie a organisé une campagne contre cette implantation et dont nous vous avons informés sur nos ondes. Selon le vice-ministre de l'Intérieur, Jaroslav Kopriva, il sera tenu compte du critère économique dans le choix de l'endroit, mais aussi de l'avis de la population.

Ils sont 18 enfants du camp des réfugiés à Kasava, en Moravie du sud, à commencer à fréquenter l'école primaire locale. "Cette semaine, nous avons reçu quatre élèves du Kosovo, placés à des niveaux différents. Nos enfants n'ont pas fait de leur arrivée un événement extraordinaire et les ont calmement acceptés parmi eux", a déclaré le directeur de cette école.