Nouvelles Lundi, 15. FÉVRIER, 1999

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La République tchèque adhérera à l'OTAN le 12 mars

La République tchèque adhérera à l'OTAN le 12 mars. Ce jour-ci, elle remettra avec la Pologne et la Hongrie les documents de ratification au secrétaire d'Etat américain aux Affaires étrangères, Mme Madeleine Albright. Le processus d'adhésion se terminera par la remise des documents au dépôt du Congrès américain. Le lendemain on devrait hisser le drapeau national tchèque devant le siège de l'Alliance à Bruxelles, une information d'Ales Pospisil, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui se réfère à l'ambassade américaine de Prague.

La calamité neigeuse

Ce week-end la République tchèque affronte une calamité neigeuse. La situation la plus critique est dans la région de Bruntal, en Moravie du nord, où plusieurs communes sont séparées du monde environnant par des congères hautes de plusieurs mètres. Pendant toute la nuit de samedi, les cantonniers travaillaient pour libérer des communes ensevelies et rendre les routes praticables.

"Il faut supprimer le BIS..."

Il faut supprimer ou procéder à une réforme profonde du Service de sécurité et de renseignement tchèque, le BIS, estime le vice-Premier ministre pour la législation, Pavel Rychetsky. Selon lui, le BIS consomme annuelement de 600 à 700 millions de couronnes, sans que son travail apporte des résultats concrets. Le gouvernement envisage de soumettre ce problème au Parlement, a déclaré Rychetsky dans l'émission télévisée "7 ou sept jours".

Réinstaurer ou pas la peine capitale...

Dans une autre émission télévisée, le vice-Premier ministre, Vladimir Spidla, du parti social-démocrate et le vice-président et député de l'Union de la liberté, Vaclav Krasa, se sont prononcés contre la réintroduction de la peine capitale dans la jurisprudence tchèque. Selon Spidla, la prison à vie sans droit d'amnistie suffit à protéger la société contre les grands criminels. Les derniers sondages d'opinion révèlent que la majorité de la population tchèque, soit 67% vers la fin de l'année dernière, se prononcerait pour la réintroduction de la peine de mort.

La partition des biens fédéraux au point mort

Les négociations entre Prague et Bratislava concernant la partition des biens de l'ancienne Fédération tchécoslovaque demeurent au point mort. Cela malgré le changement des gouvernements dans les deux pays qui ont promis de régler cette affaire dans un an. Depuis la rencontre de Bratislava, en novembre dernier, entre les chefs des deux cabinets, Milos Zeman et Mikulas Dzurinda, on n'a réussi qu'à créer une commission et parapher un accord sur son statut.

Le général Sedivy aux Etats-Unis

Dimanche, le chef de l'état-major des forces armées tchèques, le général Jiri Sedivy, est parti pour les Etats-Unis où il s'entretiendra avec le secrétaire d'Etat adjoint à la Défense, Franklin Kramer, sur l'intégration de l'armée tchèque dans les structures de l'Alliance nord-atlantique.

Giuseppe D'Alema a annulé sa visite de Prague

Le vice-ministre italien de la Justice, Giuseppe d'Alema, qui devait se rendre à Prague, ce lundi, a annulé sa visite officielle de la République tchèque à cause de la grippe. Il devait s'entretenir avec le ministre tchèque de la Justice, Otakar Motejl, de la réforme de la jurisprudence tchèque ainsi que de la lutte contre le crime organisé.

Une conférence historique tchéco-française

La semaine prochaine, neuf historiens tchèques et leurs cinq collègues français participeront à la conférence internationale "La Mission militaire française en République tchécoslovaque 1918-1938". La conférence se déroule à Prague à l'occasion du 80e anniversaire de la création de la Mission militaire française. A la même occasion, une exposition sera inaugurée, mercredi, à l'Institut d'histoire de l'Académie des Sciences, consacrée à la mémoire du premier commandant en chef de la Mission, le général Maurice Pellé.

Culture

Fin, ce dimanche à Prague, du Festival du théâtre slovaque qui s'est déroulé au palais Adria depuis le début de la semaine écoulée. Aux dires de Karel Hermanek, directeur du théâtre Adria, qui a accueilli le festival, ce dernier a rencontré un vif intérêt auprès du public tchèque. Presque toutes les représentations ont eu lieu à guichet fermé.