Nouvelles Mercredi, 25. MARS, 1998

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Nouvelles 25.3.98

Les services secrets tchèques et les Lybiens

Le service de renseignement et de sécurité tchèque (BIS) se prononceront mercerdi sur le fait qu'une société contrôlée par le gouvernement lybien est propriétaire en République tchèque d'une importante chaîne hôtelière. Une déclaration du porte- parole du BIS, Jan Subert. "Tout ce que je peux préciser, a-t-il ajouté, c'est que des activités qui contiennent en elles-mêmes un risque de terrorisme international et peuvent menacer la sécurité de notre pays, font actuellement l'objet d'une enquête des services de renseignement". Dans la journée de lundi, déjà, l'ambassade des Etats-Unis à Prague, partant du fait que la Lybie soutient le terrorisme international, a interdit aux citoyens américains de fréquenter ces hôtels, sous peine de poursuites judiciaires.

Jaroslav Basta, à propos de l'affaire lybienne

Le vice-président de la commission parlementaire pour la défense et la sécurité, Jaroslav Basta, estime que si la société Corinthia Group, sous contrôle lybien, est parvenue à contrôler la plus grande chaîne hôtelière tchèque, cela est douteux et tout simplement une défaillance des services de renseignement. Après avoir regretté le défaut d'organes à même de traduire dans les faits les engagements internationaux de la République tchèque, Basta a rappelé que les hôtels les plus intéressants ont été vendus par une société où l'Etat est majoritaire, tandis que personne n'a pensé se renseigner sur les acquéreurs. Un autre scandale, à son avis, le fait que ce soit la presse, et non plus les services de renseignement, qui découvre le pot aux roses.

Le fisc - enquête

Les services des impôts de la première circonscription de Prague ont demandé à la police l'ouverture d'une enquête sur l'Alliance civique démocrate (ODA) pour fraude fiscale au titre des années 1993 et 1994. Selon les services de police, aucune personne en particulier n'est nommément désignée et aucune somme n'est avancée non plus.

Le nucléaire entre la Tchéquie et l'Autriche

Dans sa réunion de ce mardi, le gouvernement autrichien a observé une position de refus quant au projet d'élargissement de l'entrepôt de stockage des déchets nucléaires, à Dukovany, en Moravie. Le ministre de l'Environnement, Martin Bartenstein, a déclaré à cette occasion que Vienne a l'intention d'introduire la question des centrales nucléaires en Europe centrale et de l'Est dans les négociations sur l'élargissement de l'Union européenne. Le gouvernement autrichien s'efforce par ailleurs de faire en sorte que ses citoyens aient leur mot à dire dans le cas du dépôt de Dukovany.

Vaclav Havel et l'affaire Bamberg

Un parti politique qui aspire à prendre le pouvoir dans un pays ou qui aspire à y participer, ne devrait pas, selon le président Vaclav Havel, "se faire avoir par des escrocs". C'est ainsi que le Président a commenté sommairement, ce mardi, la fameuse affaire Bamberg, où la direction des sociaux-démocrates est suspectée de s'être plus d'une fois entretenue avec des hommes d'affaires tchéco-suisses, de l'éventualité de lui accorder des crédits dans des conditions favorables, au cas où, elle participerait au gouvernement en République tchèque. A l'issue d'une séance de travail avec le Président Havel, le ministre de l'Intérieur, Cyril Svoboda, a déclaré que l'affaire est au stade de l'enquête est qu'aucune poursuite judiciaire n'est encore ouverte.

Les relations tchéco-allemandes: sondage

Les citoyens tchèques jugent globalement positives les relations tchéco-allemandes. Selon 58,5% des citoyens, ces relations n'ont fait que s'améliorer depuis 1990, tandis que 58,1% estiment que ces relations sont actuellement moyennement bonnes. Quant à la participation des représentants des Allemands des Sudètes au Forum des discussions tchéco-allemandes, 26% estiment que c'est une bonne initiative, 31% pensent le contraire, et 43% n'ont pu se