Pleins feux sur les prisons tchèques

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La fuite du tueur à gages, Jiri Kajinek, a attiré l'attention des médias sur le système pénitentiaire et la situation dans les prisons tchèques. Vaclav Richter.

Parmi les conséquences de l'évasion de ce criminel de la prison de Mirov en Moravie, il y a eu la destitution du directeur de la prison Milan Kohoutek ainsi que la mise à pied du directeur-adjoint et de sept surveillants. L'incertitude planait aussi sur le sort de la directrice du Service pénitentiaire tchèque, Kamila Meclova. Le ministre de la Justice, Pavel Rychetsky a décidé de ne pas la destituer mais de réduire ses primes de 6 500 couronnes par mois, près de 1000 FF. Selon le ministre, Kamila Meclova n'est pas directement responsable de cette affaire car la fuite du prisonnier a été rendue possible par la mauvaise discipline du personnel de la prison. C'est donc cette discipline et la sûreté du service pénitentiaire qui doivent être améliorées. Les séjours temporaires en liberté pour les détenus exemplaires ont été provisoirement suspendus dans toutes les prisons tchèques. Le ministre souligne cependant qu'il ne s'agit pas d'une peine collective mais d'une mesure nécessaire qui sera en vigueur pendant le temps où l'on examinera les systèmes de sécurité des prisons. Aura-t-on assez d'argent pour les améliorations nécessaires? Rien que la prison de Mirov nécessitera 500 000 couronnes pour se protéger contre les fuites. Le cabinet propose d'augmenter le budget du service pénitentiaire de 600 millions de couronnes, mais le ministre de la Justice espère que la Chambre des députés élèvera cette somme encore davantage. Entre temps, la police tchèque n'arrive toujours pas à venir à bout à Jiri Kajinek et appelle la population à lui transmettre toutes les informations qui pourraient mieux orienter la poursuite du fugitif.