Questionnaire de Proust : Eva Zaoralová

Eva Zaoralová

Suite de notre mini-série de l’été, où nous vous proposons un petit questionnaire de Proust. Plusieurs personnalités tchèques que nous apprécions à Radio Prague et que nous avons déjà interrogées par le passé, se sont prêtées à ce petit jeu des questions-réponses. Aujourd’hui, notre invitée est Eva Zaoralová, ancienne directrice artistique du Festival international du film de Karlovy Vary, désormais conseillère artistique. Femme de caractère, femme énergique, elle est la mémoire vivante du festival et la personnalité incontournable pour parler de cinéma.

Eva Zaoralová
Quel est le principal trait de votre caractère ?

« Je suis un peu colérique peut-être. J’explose facilement ! »

Qu’est-ce que vous appréciez le plus chez vos proches, vos amis ?

« L’honnêteté. »

Quelle est votre occupation préférée ?

« Le cinéma et la traduction, car j’ai beaucoup traduit des livres italiens depuis vingt ans et quelques livre français. »

Quel est votre rêve de bonheur dans la vie ?

« Etre en bonne santé, avoir mes proches autour de moi. »

Quel est le pays où vous désireriez vivre ?

« En France ou en Italie. »

Quels sont vos auteurs favoris en prose ?

« Cela change beaucoup. J’ai beaucoup aimé Anatole France quand j’étais à la faculté, et aujourd’hui je ne peux pas dire que j’ai des préférences. A vrai dire, depuis l’époque où je m’occupe du festival, je ne lis plus. Je ne lis que la littérature liée au cinéma. »

Quels sont vos comédiens préférés ?

Gérard Philippe
« C’était Gérard Philippe autrefois, bien sûr. Aujourd’hui, je ne sais pas. C’est très difficile pour moi, ces questions, car je n’ai pas de préférences, cela ne marche pas comme cela ! »

Qu’est-ce que vous détestez par-dessus tout ?

« Le mensonge. »

Quel est le don de la nature que vous voudriez avoir ?

« Le don de la nature ? Peut-être que j’aurais besoin d’être plus patiente. Parfois je fais les choses de manière trop rapide, trop abrupte. »

Quelle est votre devise ?

« Celle de Socrate. 'Je sais que je ne sais rien'. »