Sénatoriales partielles: faible participation et grands dégâts

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Ils sont 56.391 électeurs, sur plus 2.600.000 inscrits, à avoir décidé du sort des élections sénatoriales partielles, lors du second tour, ce dimanche. L'une des plus faibles participations de l'histoire des élections en République tchèque. Les résultats, avec Omar Mounir.

C'est la fameuse coalition des Quatre qui eut le dernier mot à ce second tour des élections sénatoriales partielles, en décrochant 39 sièges, laissant loin derrière elle le Parti civique démocrate (ODS) de Vaclav Klaus, avec une deuxième petite place où il doit se contenter de 22 sièges seulement. Presque du simple au double. Logée à la même enseigne par le verdict électoral, la social-démocrate a troqué les 23 sièges de ses sénateurs sortants contre 15 sièges, et les communistes, 5 sièges contre 3. Mais personne n'a atteint la majorité absolue pour autant. Ni l'ODS et la social-démocratie, que nous savons en contrat d'opposition, ni la coalition des Quatre de son côté, même si nous lui ajoutons les voix des deux sénateurs indépendants qui leur sont les plus proches.

Si les régionales pouvaient donner une idée sur les tendances au sein de l'électorat, il n'en est pas le cas pour ce second tour des sénatoriales auquel a pris part un électeurs sur cinq inscrits. En revanche, certains observateurs voient dans cette faible participation non pas une désaffection pour la politique en général - ce qui pourrait être le cas - mais la nécessité d'ouvrir un large débat sur la réforme des institutions, voire la dissolution pure et simple du Sénat, simple "budgetivore" pour une partie de l'opinion.

On remarque dans ces sénatoriales le retour au Sénat de son ancien président, Petr Pithart, quoique pour quatre ans seulement, tandis que Vaclav Klaus, a fait son deuil de la vice-présidente de son parti, Libusé Benesova, présidente du Sénat, qui avait remplacé, ironie du sort, ce même Pithart à qui rien n'interdit, désormais, de rebriguer le perchoir, confirmant cet adage qui veut que l'histoire se répète. Un autre revenant, Josef Zieleniec. Son nom dirait quelque chose à nos auditeurs: c'est un ancien ministre des Affaires étrangères et autrefois l'un des barons de l'ODS, à avoir dénoncé, avant de claquer la porte, ce qui serait un compte ouvert par ce parti en Suisse. Enfin, grand perdant de ce scrutin, Jiri Dienstbier, le rapporteur des Nations-Unies en Yougoslavie, très populaire, mais à qui les urnes ne réussissent pas.

Auteur: Omar Mounir
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