Tennis : un Open de Prague avec Simona Halep, Eugénie Bouchard et Fiona Ferro à l’affiche

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Deuxième tournoi international pour la reprise post-coronavirus, l’Open de Prague de tennis a débuté ce lundi avec Simona Halep en principale tête d’affiche. La Roumaine n’est toutefois pas la seule attraction de cette épreuve qui profite de l’incertitude qui règne un peu partout dans le monde à l’approche de l’US Open pour se mettre en valeur.    

Stanislas Wawrinka, photo: Christian Mesiano, Wikimedia Creative Commons 2.0

En attendant Stan Wawrinka, forfait à l’US Open et qui a annoncé qu’il reprendrait la compétition en disputant deux Challengers qui se tiendront à Prague dans la deuxième quinzaine du mois d’août, la capitale tchèque est le théâtre, depuis ce lundi, d’un autre tournoi de tennis qui mérite un peu plus que le simple coup d’œil qui, en temps normal, lui est habituellement réservé.

Après Palerme la semaine dernière, cet Open de Prague qui constitue le deuxième tournoi de reprise après l’interruption du circuit WTA en raison de la crise du coronavirus, est  embelli par la présence notamment de Simona Halep. Encore indécise quant à sa participation au Grand Chelem new-yorkais dont le début est prévu dans trois semaines, l’actuelle n° 2 mondiale redémarre sa saison sur les courts en terre battue du Sparta Prague situés dans le parc de Stromovka. Pour son premier match, mardi, après près de six mois sans compétition, Simona Halep, « impatiente de commencer et heureuse d’être là » selon ses propres dires, sera opposée à la Slovène Polona Hercog. La Roumaine participera également au tournoi de double aux côtés de Barbora Strýcová. La Tchèque a confié sa joie de faire la paire avec une des meilleures joueuses de ces dernières années :

Barbora Záhlavová-Strýcová, photo: Christian Mesiano, Creative Commons 2.0

« C’est moi qui ai sollicité Simona. Je lui ai écrit d’abord pour lui demander si elle était contente de venir à Prague et si elle n’avait pas besoin de quelque chose. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de lui demander si disputer le double ne l’intéresserait pas. Je suis bien sûr très heureuse qu’elle ait répondu favorablement et même si nous n’avons encore jamais joué ensemble, je suis impatiente de voir ce que cela donnera sur le court. L’année dernière, elle a gagné le simple à Wimbledon et moi le double, c’est donc plutôt sympa, je trouve. »

Si elle en est la grande favorite malgré un niveau de forme naturellement encore incertain et la principale tête d’affiche, notamment en raison de l’absence des meilleures joueuses tchèques Karolína Plíšková et Petra Kvitová, Simona Halep n’est toutefois pas l’unique candidate au titre à Prague. Les présences de la Croate Petra Martić, de la Belge Elise Mertens ou encore de l’Ukrainienne Dayana Yastremska, qui figurent toutes dans le Top 25 mondial, laissent espérer un spectacle de qualité et un tournoi indécis.

Les performances de Fiona Ferro seront également suivies avec une attention renforcée après sa victoire en finale du tournoi de Palerme dimanche et le deuxième titre de sa carrière. 44e au classement publié par la WTA ce lundi matin, la Française de 23 ans entend bien confirmer sa progression dans la hiérarchie mondiale. Un parcours à Prague semblable à celui de sa semaine sicilienne lui permettrait même de chiper à Kristina Mladenovic le statut de meilleure joueuse française actuelle…

Enfin, autre présence remarquée, celle d’Eugénie Bouchard. L’ancienne finaliste de Wimbledon, qui avait été battue par une certaine Petra Kvitová en 2014 (cf. : https://francais.radio.cz/petra-kvitova-nouvelle-reine-dangleterre-8128794), a accepté avec un plaisir non feint l’invitation des organisateurs pragois, comme elle l’a confié lors de son arrivée dans la capitale tchèque :

« Vous savez, avant de venir ici, beaucoup d’amis et de membres de ma famille m’ont dit qu’ils adoraient Prague et que c’était leur ville préférée. Mais nous ne sommes pas supposés faire quoique ce soit. Nous sommes dans une bulle avec les joueuses et le staff sans public. Pour rester en sécurité, je ne visiterai malheureusement rien. C’est très dur de ne pas visiter la ville, mais je le ferai avec d’autant plus de plaisir l'année prochaine quand tout sera redevenu normal. »

Si cinq joueuses tchèques figurent également dans le tableau final, on ne trouve cependant trace dans celui-ci ni de Petra Kvitová, ni de Karolína Plíšková. Remise d’une blessure à un poignet, cette dernière a disputé un match de bienfaisance ce week-end à Prague, qui faisait suite à un camp d’entraînement de deux semaines à Monaco. La Tchèque, actuelle n° 3 mondiale, s’envolera cette semaine pour New York, où elle participera notamment à l’US Open. Malgré les conditions très particulières qui règnent aux Etats-Unis en raison de la pandémie de coronavirus, Karolína Plíšková espère que le choix des organisateurs de créer une «  bulle » sécurisée avec un protocole sévère et sans spectateurs ne l’empêchera pas de faire bonne figure à Flushing Meadow :

« Ce sera peut-être compliqué, il est possible que d'être toujours à l’hôtel et sur les courts devienne vite pesant. Mais j’ai décidé d’y aller, alors il ne faut pas penser comme ça. Le pire serait de faire le voyage et une fois là-bas qu’on nous dise de rentrer chez nous. Mais passer beaucoup de temps à l’hôtel n’est pas complétement inhabituel pour nous non plus. Il y a des choses plus difficiles pour tout le monde, ça devrait donc aller. »

Et si tout se passe effectivement bien, Karolína Plíšková, toujours en quête d’un premier titre du Grand Chelem, entend bien rester aussi longtemps que possible à New York, au moins jusqu’à la finale, comme en 2016.