Tomáš Baťa a été élu entrepreneur tchécoslovaque du siècle

Tomáš Baťa (au milieu), photo: Facebook de la fondation de Tomáš Baťa

Tomáš Baťa, fondateur de l’empire international de la chaussure de la marque éponyme, a été désigné entrepreneur du siècle sur la base d’une enquête menée par la Chambre de commerce de République tchèque, dont les résultats ont été dévoilés ce mercredi au Sénat. Baťa devance l’industriel Emil Škoda, fondateur du groupe de construction mécanique Škoda, et František Křižík, inventeur du régulateur électrique automatique de lampe à arc.

Tomáš Baťa  (au milieu),  photo: Facebook de la fondation de Tomáš Baťa
Les trois premières places du classement sont donc occupées par des hommes qui ont connu leurs heures de gloire dans la seconde moitié du XIXe siècle pour le deuxième, au tournant des XIXe et XXe siècles pour le premier et dans l’entre-deux-guerres pour le troisième. En revanche, aucun entrepreneur de l’histoire tchécoslovaque ou tchèque qui a fait suite à la chute du régime communiste en 1989 ne figure dans le Top 10.

L’enquête, organisée à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Etat tchécoslovaque, a été menée auprès des quelque 15 000 membres que compte la Chambre de commerce. Son président Vladimír Dlouhý a souligné que « Tomáš Baťa était en avance sur son temps » de par ses méthodes de direction, de production et de vente, mais aussi par la gestion de ses employés, qui pouvaient participer au développement de l’entreprise.

La très grande majorité des entrepreneurs qui figurent dans le Top 10 (cf. : https://www.komora.cz/tiskova_zprava/podnikatelem-stoleti-se-stal-obuvnik-tomas-bata/) sont morts avant l’arrivée au pouvoir du parti communiste en 1948. Ce classement confirme donc combien l’industrie tchécoslovaque, qui comptait parmi les plus importantes alors dans le monde, a été florissante durant l’entre-deux-guerres. Seule la créatrice de mode Hana Podolská (cf. : https://www.radio.cz/fr/rubrique/celebres/hana-podolska), décédée en 1972, a vécu dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle n’a toutefois pas pu à bien ses projets et son salon, très couru du tout Prague dans les années 1930 et 1940, a été nationalisée par le régime rapidement après sa prise du pouvoir.