Un timbre pour Katka Neumannova, une nouvelle couronne pour Petr Cech

Katerina Neumannova, photo: CTK

Katerina Neumannova, l'unique championne olympique tchèque sacrée aux Jeux d'hiver de Turin, était de retour au pays, lundi. Accueillie par une foule de supporters et de journalistes à l'aéroport de Prague, la fondeuse tchèque est revenue sur les temps forts vécus durant sa quinzaine italienne, et notamment sur sa sensationnelle victoire dans le 30 km style libre départ en ligne - Petr Cech élu Footballeur tchèque de l'année 2005.

Katerina Neumannova, photo: CTK
Lorsque vendredi dernier en début d'après-midi, leur « Katka nationale » a remonté dans la dernière ligne droite ses deux adversaires russe et polonaise pour enfin, après cinq médailles d'argent et de bronze, remporter son premier titre olympique dans la plus belle des épreuves de ski de fond, ils ont été nombreux parmi le bon million de Tchèques alors plantés devant leur télévision à verser une petite larme. Ce grand moment d'émotion a atteint son summun quand tout de suite après que la nouvelle championne se soit écroulée, épuisée, dans la neige une fois la ligne d'arrivée franchie, sa petite fille est soudainement sortie de la foule pour accourir dans les bras de sa maman. Ces images, qui ont fait le tour du monde, resteront parmi les plus touchantes de ces Jeux. Pourtant, comme l'a expliqué à sa descente d'avion la reine enfin parée d'or à notre collègue de la rédaction anglaise, aucune mise en scène n'avait été imaginée avant la course :

« Ce n'était pas du théâtre, il n'y avait rien de prévu. En fait, la baby-sitter se trouvait avec ma fille Lucie dans l'aire d'arrivée et c'est elle qui a eu l'idée de lui dire de venir à moi. Les policiers italiens ont laissé faire. Et puis, une fois sur la neige, Lucie s'est mise à courir vers moi. Quand je l'ai vue, je dois dire que cela a été un moment fantastique pour moi. »

Dès le lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux, la presse tchèque s'interrogeait sur l'avenir de Katerina Neumannova. Mais à 33 ans, la maman championne olympique et du monde, qui a déjà participé à six olympiades, dont celle d'été d'Atlanta en 1996 en VTT, sait déjà qu'elle ne sera pas du voyage à Vancouver, au Canada, en 2010 :

« Non, non. Il n'y aura pas d'autres Jeux olympiques. Pour l'instant, je veux me concentrer sur les dernières épreuves de Coupe du monde de cette saison. Et au printemps, je me déciderai pour l'année prochaine. Soit je me préparerai pour une ultime saison, soit celle-ci sera la dernière. »

Enfin, honneur fait à tous les champions olympiques du pays, la Poste tchèque va émettre dans les jours à venir un timbre et une enveloppe en l'honneur de Neumannova. Cette dernière a réagi en déclarant qu'elle espérait que les gens la colleront souvent.

Petr Cech, Footballeur tchèque de l'année 2005

Petr Cech, photo: CTK
Les Jeux olympiques terminés, tous les regards vont désormais se tourner vers l'autre grand événement sportif de l'année : la Coupe du monde de football. Une compétition pour laquelle les Tchèques se sont qualifiés pour la première fois depuis le Mondiale italien en 1990. Ce mercredi, les joueurs de Karel Brückner entament leur préparation par un match amical en Turquie. Mais avant cela, le Footballeur tchèque de l'année 2005 a été officiellement désigné lundi soir, à Prague.

Sans surprise, c'est une nouvelle fois Petr Cech qui a été l'honneur. Le gardien de but de Chelsea s'est vu remettre la couronne qui récompense le vainqueur de l'enquête à laquelle participent joueurs et entraîneurs tchèques. Au classement final, il a devancé les deux lauréats de ces cinq dernières années, les milieux de terrain du Borussia Dortmund et de la Juventus Turin, Tomas Rosicky et Pavel Nedved. Quant à Milan Baros et au Bordelais Vladimir Smicer, vainqueurs de la mémorable finale de la Ligue des champions en mai dernier avec le FC Liverpool, ils ont terminé respectivement à la quatrième et cinquième place. L'ancien portier du Stade rennais est, par ailleurs, le premier gardien consacré depuis Petr Kouba en 1993 et le grand Ivo Viktor (cinq fois !) dans les années 1960 et 1970. Rappelons que Petr Cech avait déjà été élu meilleur gardien du monde, en janvier, par la Fédération internationale d'Histoire et de Statistiques du Football (IFFHS).

Il ne lui reste donc plus qu'à gagner la Coupe du monde en Allemagne en juillet prochain pour avoir, lui aussi, le droit à un timbre...