Ventes de disques en 2006 : Hana Hegerova, Jaromir Nohavica et Kabat en tête

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Bienvenue à toutes et à tous à l'écoute de Culture sans frontières ! Alors que la semaine dernière, nous avons fait le bilan de la fréquentation des salles de cinéma en 2006, aujourd'hui, nous parlerons musique : je vous présenterai les chanteurs tchèques qui ont vendu le plus de disques l'année passée.

Vous écoutez Hana Hegerova, une icône de la chanson tchèque... Son « best of » a été le 3e album le plus vendu dans le pays en 2006. Née en 1931 en Slovaquie, elle s'est d'abord lancée dans le théâtre, avant de percer, dans les années 1950-60, sur les célèbres scènes musicales de Prague. Hana Hegerova c'est également produite, en 1967, à l'Olympia et à Montréal. Au cours de sa carrière, elle a collaboré avec des paroliers tchèques renommés, tels Jirina Fikejzova ou le poète Pavel Kopta. Ce dernier a adapté, pour Hana Hegerova, notamment les chansons de Jacques Brel, mais aussi, par exemple la Carte du tendre de Georges Moustaki.

« Le rock joué par Kabat est sale et brut comme le bistrot de la ville d'origine de ses musiciens, Teplice », a écrit récemment un critique tchèque. Il n'empêche que Kabat (ce mot désigne « manteau » en tchèque) est actuellement le groupe le plus vendu dans le pays. Il a été fondé, effectivement, à Teplice, au nord de la République tchèque. Depuis 1992, le groupe a sorti une dizaine d'albums. Le tout dernier s'appelle Corrida. Même ceux qui n'ont pas un penchant particulier pour ce genre de musique connaissent le leader du groupe, Josef Vojtek - personnage qui est très à l'aise dans le monde du show-biz et qui joue souvent dans les comédies musicales.

Jaromir Nohavica, 53 ans, que je vous ferai écouter dans quelques instants, a le privilège d'avoir remporté, en 2006, le plus grand succès commercial parmi les chanteurs tchèques. Depuis les années 1980, ce musicien autodidacte fait figure de proue de la scène folk tchèque. Nohavica compose également la musique de théâtre, il joue de la guitare, du violon, de la flûte et de l'accordéon. Il aime bien agrémenter ses chansons des accents de sa région - la Moravie du Nord, et de la Pologne voisine. Ces derniers jours, le nom de Nohavica est réapparu dans les médias, mais dans un contexte bien différent : il aurait figuré parmi les collaborateurs de l'ancienne police secrète de l'Etat communiste. Quoiqu'il en soit, une chose est certaine : en tant que compositeur, parolier et interprète, il a peu de rivaux de taille dans son pays...