A quand le traité entre le Vatican et l'Etat tchèque ?

Le pape Jean-Paul II, photo: CTK

Les péripéties entre le Vatican et la République tchèque présentent un feuilleton à n'en plus finir.

Le pape Jean-Paul II, photo: CTK
Signé mais pas ratifié... La perspective de l'entrée en vigueur du traité entre le Vatican et République tchèque semble plus éloignée que jamais. Rappelons que l'accord concerné, dont la naissance a été longue et difficile, a été finalement signé par les deux parties, il y a deux ans environ. Son but principal est de donner des contours concrets à la position de l'Eglise catholique en Tchéquie, première Eglise dans le pays. Soumis au Parlement un an après, l'accord a été rejeté par une forte majorité des députés. Daniel Herman, porte-parole de la Conférence épiscopale, avait alors été laconique : « le niveau de la culture politique tchèque est bas ».

Aujourd'hui, la volonté de la représentation politique tchèque de faire avancer les choses n'a guère changé. En plus, une nouvelle voix s'est jointe à l'unisson des opposants à l'accord entre le Vatican et l'Etat tchèque, celle du président Vaclav Klaus. « Impossible de conclure l'accord dans sa version actuelle », écrit-il dans une lette adressée au chef de la diplomatie, Cyril Svoboda, et au chef du cabinet, Vladimir Spidla, car « il énumère ce que la Tchéquie offre au Saint-Siège sans mentionner ce qui est offert dans le sens inverse, donc à la Tchéquie ».

Compte tenu du climat actuel, Svoboda et Spidla pensent qu'il est préférable d'attendre et de ne pas soumettre le traité, de nouveau, au Parlement. L'Eglise catholique, elle, ne commente ni les propos du Président Klaus, ni la décision des politiciens tchèques.

La récente démarche de Vaclav Klaus va-t-elle augmenter encore davantage sa cote dans le pays, une grande partie des Tchèques prêtant volontairement oreille à tout ce qui va contre l'Eglise catholique ? C'est possible. Ce qui est certain, en revanche, c'est que la Tchéquie, moins de trois mois avant l'élargissement de l'UE, demeure l'un des derniers pays européens à ne pas avoir su régler ses relations avec le Saint-Siège.