Après le sommet de l'OTAN à Bruxelles

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Les plus hauts représentants des pays membres de l'Alliance de l'Atlantique Nord se sont réunis à Bruxelles. Que peut-on attendre de ce sommet ? Alain Slivinsky.

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La principale conclusion de la réunion de Bruxelles est que, dans un an, on devrait assister à un nouvel élargissement de l'OTAN, lors du sommet de Prague. Une identité de vue des représentants de l'Alliance, seulement deux ans après la première vague d'adoption de nouveaux membres, la Hongrie, la Pologne et la Tchéquie. On a donc refusé, comme l'a indiqué le chef de l'OTAN, George Robertson, la « solution zéro », c'est à dire que l'Alliance n'aurait pas de nouveaux membres, après le sommet de Prague. Selon le président de la République tchèque, Vaclav Havel, la qualité de membre devrait être offerte, en premier lieu, à la Slovaquie et à la Slovénie. On parle, aussi, beaucoup des pays baltes, et Vaclav Havel s'est même déclaré surpris par le nombre important de pays qui soutiennent leur candidature. Il pourrait être question de la Bulgarie et de la Roumanie. A long terme, de la Macédoine, de la Croatie et de l'Albanie. Selon le Président tchèque, on pense surtout aux sept premiers pays nommés, et l'entrée de la Slovaquie à l'OTAN, lors du sommet de Prague, serait chose faite. Un autre point important a été discuté, à l'occasion du sommet de Bruxelles : la défense antimissile préconisée par les Etats-Unis. Rappelons que la République tchèque a été parmi les premiers pays à défendre cette initiative américaine. Vaclav Havel l'a défendue, au sommet de Bruxelles en déclarant : « Le monde ne peut être fondé sur la menace de la destruction mutuelle, donc sur les armes offensives. Les systèmes de défense doivent jouer, à l'avenir, un rôle plus important. Nous formons une alliance défensive ». Pour les journalistes, le Président tchèque a encore déclaré : « Il me semble beaucoup plus naturel de maintenir la paix par des systèmes de défense que par des systèmes offensifs. La défense antimissile représente l'arrivée d'une nouvelle génération de systèmes de défense et répond à l'environnement de sécurité actuel. Vaclav Havel a réfuté les affirmations, selon lesquelles, les Etats-Unis, par le développement de la défense antimissile, relanceraient la course aux armements. Au sein de l'OTAN, pourtant, beaucoup de voix se sont levées contre, surtout de la part de l'Allemagne et de la France.