Clôture du Festival de films tchèques de Plzen : deux prix pour "Stesti" qui sort, cette semaine, en France

Le réalisateur du film Stesti, Bohdan Slama, photo: CTK

Grand prix du jury, prix du public et prix d'interprétation Meilleurs espoirs européens pour l'ensemble des comédiens au festival Premiers Plans d'Angers... Coquille d'Or du meilleur film et de la meilleure actrice à San Sebastian... Le prix du meilleur film aux festivals d'Athènes et de Montréal. Sept récompenses de l'Académie tchèque du cinéma et de la télévision... A tous ces trophées, recueillis depuis l'automne dernier par le film Stesti (Something like Happiness) du réalisateur Bohdan Slama, s'ajoute le Grand prix du Festival du cinéma tchèque Finale qui a pris fin, ce week-end, à Plzen, en Bohême de l'Ouest.

Le réalisateur du film Stesti, Bohdan Slama, photo: CTK
Stesti, qui sort le 12 avril en France, a été également distingué par le jury international du festival. Avant la remise des prix, j'ai rencontré Robert Richter, délégué du Festival international du Film de Donostia - San Sebastian, qui a découvert le film il y a tout juste un an, à Plzen.

R.R.: « En effet, j'ai vu le film pour la première fois ici, à Plzen. Le film n'était pas présenté officiellement, mais le Centre du film tchèque a organisé des projections 'privées'. Ils n'ont invité que moi et mon collègue du festival de Venise. J'ai beaucoup aimée le film, j'ai déjà vu Wild Bees, le premier film de Bohdan Slama. J'ai fortement défendu Stesti auprès de mes collègues de San Sebastian, qui l'ont apprécié, eux aussi. Je sais que Venise était aussi intéressé par le film, mais je ne connais pas les détailles... Nous avons réussi à rester en contact avec les producteurs et ils ont, finalement, choisi notre festival. »

Qu'est-ce que vous avez particulièrement apprécié dans ce film ?

Stesti
R.R.: « Au fond, Stesti est une tragédie, mais traitée d'une manière très souple, avec beaucoup de détails, d'humour et d'amour pour les personnages qui ne savent pas que faire de leurs vies. Je me souviens que lorsque nous avons organisé un dîner, après la cérémonie de clôture du festival de San Sebastian, Anjelica Huston qui présidait le jury, est allée voir Bohdan Slama pour lui dire combien elle avait été touchée par son film. Personnellement, et là, je vous parle en tant que spectateur, j'aime bien des films qui sont étroitement liés à la société, à la culture, bref, au pays d'origine du réalisateur. Un bon film, pour moi, c'est comme une rencontre avec quelqu'un que je vois pour la première fois et que j'ai envie de connaître. »

Retour sur la Finale de Plzen dans nos prochaines émissions.

Auteur: Magdalena Segertová
mot-clé:
lancer la lecture