Communication téléphonique des lieux des assises

r_2100x1400_radio_praha.png

Par Omar Mounir qui a passé la journée de mardi au Centre des congrès et qui récapitule les événements et nous donne des impressions directes:

Tous les intervenants se sont mis d'accord que la pauvreté frappe actuellement trois milliards d'habitants de la Terre et si cette évolution continue, la pauvreté ira s'empirant. Selon Horst Köhler, directeur exécutif du F.M.I., l'élimination de barrières commerciales de la moitié pourrait réduire le nombre de pauvres d'ici à 2015 de la moitié également. La lutte contre la pauvreté n'est possible sans la stabilité économique et la croissance économique durablement tolérable. Aussi, le F.M.I. devrait-il maintenir une croissance anti-inflationniste de l'économie mondiale pour que les gens dans le monde entier en profitent. Le F.M.I. veut être une institution ouverte où toutes les voix sont entendues dans la même mesure. Horst Köhler a aussi indirectement répondu à la critique d'activistes antimondialisation appelant à la suppression des institutions financières internationales. La mondialisation est tellement avancée qu'elle ne peut se passer des institutions telles que le F.M.I. et la B.M. La mondialisation nécessite la coopération. Et la coopération nécessite les institutions qui l'organisent, affirme Köhler.

James Wolfensohn, président de la B.M., s'est penché sur le rôle des technologies modernes et de l'instruction - deux voies qui joueront un rôle clé dans le processus d'élimination de la pauvreté: il faut faire en sorte qu'un jour tout le monde aura, par l'intermédiaire d'Internet et du portable, l'accès égal aux informations.

La transparence est une base et une condition indispensable de la prospérité de chaque société, a indiqué aux assises du F.M.I. Pavel Mertlik, ministre tchèque des Finances. Parlant de la transformation tchèque, il a dit que ses plus grands risques résident dans le manque de connaissances sur le marché, mais surtout dans l'absence d'un cadre législatif.

Les assemblées générales des institutions de Bretton Woods à Prague sont une occasion d'y attirer les investisseurs étrangers, a déclaré Mats Karlsson, vice-président de la B.M., en ajoutant que la République tchèque a fait preuve de ce qu'elle sait organiser des assises de cette envergure. Mats Karlsson ainsi que Pavel Mertlik sont unanimes sur le fait que les manifestations d'activistes antimondialisation ne peuvent pas décourager les investisseurs étrangers de venir dans le pays.