Covid-19 et chien violet : entrée en vigueur du système d’alerte en République tchèque

Source: Ministère de la Santé

Présenté la semaine dernière par le ministre de la Santé, le système d’indexation du risque lié à la pandémie de coronavirus est entré en vigueur ce lundi en Tchéquie.

Source: Ministère de la Santé

Actuellement, l’ensemble du pays est au niveau numéro 5, c’est-à-dire le niveau le plus élevé, avec couleur violette et chien violet. Chien, car l’acronyme de ce nouveau système antiépidémique (Protiepidemický systém) est PES, ce qui signifie chien, un animal particulièrement aimé par une grande majorité de Tchèques.

Ce niveau est déterminé en fonction d’un index de risque calculé sur la base de plusieurs paramètres, dont le nombre journalier de tests positifs, le taux de positivité ou le taux de reproduction du virus.

Les mesures sanitaires seront levées en fonction de la baisse de cet index du risque épidémique et donc du changement de couleur de la carte des régions du pays – et de celle du chien.

Jan Blatný, photo: ČTK/Ondřej Deml

A l’heure actuelle, même si la tendance est au ralentissement, cet index national de risque est de 70, mais la couleur reste violette. Explications du ministre de la Santé Jan Blatný :

« Si nous savons que depuis mercredi dernier l’index correspond au niveau 4, il faut que cet index reste stable jusqu’au mercredi suivant pour que nous passions officiellement au niveau 4 à partir de la semaine d'après. Cela sera toujours évalué du mercredi au mercredi et analysé le jeudi pour prise de décision par le gouvernement à partir du lundi d’après. Donc même si tout évolue dans la bonne direction il faudra attendre le lundi pour voir le niveau de risque abaisser au niveau inférieur. »

Photo illustrative: Igor Budykin

Pour prendre un exemple de conséquence concrète de changement de ce niveau de risque : s’il passe à 4 lundi prochain les autres classes du primaire (CP et CE1 reprennent mercredi) pourront reprendre de manière partielle. Autre exemple : si le niveau baisse à 3, les hôtels pourront à nouveau fonctionner normalement.

Les autorités se montrent optimistes mais prudentes, après ce début d’automne catastrophique. Le nombre de morts en République tchèque a désormais rattrapé celui de la Suède, pays à la population équivalente et dont la politique de lutte contre le virus a été très différente de celle adoptée dans le reste du monde.

Pour fonctionner, le nouveau système antiépidémique tchèque repose sur le cadre légal de l’état d’urgence, que le gouvernement veut prolonger au-delà du 20 novembre – prolongation qui devra être votée par les parlementaires, a priori ce jeudi.