Covid-19 : pas de confinement à l’autrichienne, assure Andrej Babiš

Le gouvernement tchèque a renforcé en cette fin de semaine les mesures sanitaires en vue de motiver la population à se faire vacciner et de faire face à la nouvelle vague auquel le pays est confronté.

Qu’est-ce qui va changer à partir de lundi ?

Photo: René Volfík,  ČRo

Le plus important changement est la fin de la validité du test de dépistage de manière générale dans le pass sanitaire tchèque. Cela signifie que seules les personnes vaccinées ou ayant eu le covid dans les 180 derniers jours pourront avoir accès à l’ensemble des services comme le coiffeur ou la piscine mais également les bars, hôtels et restaurants, avec quand même des exceptions dont les enfants.

Où les tests réguliers sont-ils maintenus ou réinstaurés ?

Photo illustrative: Markus Winkler,  Pixabay,  CC0

A l’école, pour tous les élèves tous les lundis jusqu’à la fin du mois de février prochain et désormais à nouveau dans les entreprises, où ces tests hebdomadaires obligatoires ne concerneront que les employés non-vaccinés.

Le gouvernement recommande par ailleurs aux entreprises ainsi qu’aux administrations d’avoir recours le plus possible au télétravail.

L’état d’urgence va-t-il être proclamé en raison de la situation ?

Selon le ministre de la Santé Adam Vojtěch, il n'est pas nécessaire de déclarer l'état d'urgence, les mesures continueront d'être régies par la législation dite « pandémique ». Un état d'urgence serait nécessaire si le gouvernement restreignait, par exemple, la libre circulation des personnes, a déclaré le ministre. Selon lui, cela découle également de consultations avec des juristes du ministère de la Santé.

Adam Vojtěch et Andrej Babiš | Photo: Vít Šimánek,  ČTK

L'état d’urgence a été déclaré pour la première fois le 12 mars 2020 et ensuite avant le 5 octobre. Il a été prolongé à plusieurs reprises, prenant fin le 11 avril de cette année. Au total, il a été en vigueur pendant 254 jours.

Contrairement aux autorités allemandes selon lesquelles "rien n’est à exclure" à cause de la situation épidémique actuelle, le Premier ministre tchèque démissionnaire Andrej Babiš affirme que le modèle autrichien n’est pas envisagé pour l’instant, alors que Vienne vient d’annoncer un confinement général et le caractère bientôt obligatoire de la vaccination.

« La République tchèque ne suivra pas l’exemple de l’Autriche. En aucun cas », a affirmé vendredi en conférence de presse le chef du gouvernement sortant.