Crise gouvernementale : le plan du président Klaus sera discuté mardi

Vaclav Klaus et Mirek Topolanek, photo: CTK

On commence donc cette émission avec la politique et la crise gouvernementale qui s'éternise à Prague. Cinq mois jour pour jour après les dernières élections législatives, le chef de l'Etat a soumis ce vendredi un plan aux chefs des principaux partis politiques.

Vaclav Klaus et Mirek Topolanek, photo: CTK
Impossible vendredi de savoir en quoi consiste exactement la proposition du chef de l'Etat. Après sa rencontre dans la matinée avec les leaders des cinq partis représentés au Parlement, Vaclav Klaus a indiqué qu'il fallait d'abord que son plan soit discuté au sein de chaque formation politique.

« Nous sommes tous conscients de la necessité de faire un pas en avant afin de démêler cette pelotte compliquée, produit des élections de juin », a indiqué le chef de l'Etat lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre. Il a seulement précisé qu'un accord entre les partis était la seule issue possible à l'impasse politique :

« Cet accord pourrait être calqué sur l'accord provisoire trouvé en juin à la Chambre des députés. La solution doit elle aussi avoir un caractère provisoire et être limitée dans le temps. »

Rappelons qu'après de longues tergiversations, un député social-démocrate avait été élu à la présidence de la Chambre basse, à la condition expresse qu'il démissionne de son poste si deux gouvernements successifs nommés par le chef de l'Etat n'obtenaient pas la confiance des députés. Mirek Topolanek, le premier chef de gouvernement ainsi nommé, ayant échoué à obtenir cette confiance, le président de la République veut désormais s'assurer que son deuxième - et dernier choix selon la Constitution - ne sera pas un nouvel échec.

Jiri Paroubek, photo: CTK
Selon une source anonyme citée vendredi par le site internet du quotidien Pravo, Vaclav Klaus serait favorable à un gouvernement provisoire regroupant tous les partis parlementaires exception faite du Parti communiste. Un gouvernement qui assurerait l'organisation d'élections anticipées, d'ici l'année 2008.

Dès vendredi, le chef des sociaux-démocrates, Jiri Paroubek, a laissé entendre qu'un tel accord serait « très, très difficile à conclure »...

Bref, vous l'aurez compris, le feuilleton politique tchèque de l'été (et de l'automne) se poursuit. Prochain épisode prévu mardi prochain, avec un accord sur un nouveau cabinet... ou pas.