Du nouveau dans la loi sur la sécurité sociale

Фото: Европейская комиссия

Le nouveau projet de loi sur la sécurité sociale adopté, mercredi, par le gouvernement, apporte deux changements essentiels : l'un concerne les allocations sociales aux familles ayant à leur charge un enfant handicapé, l'autre concerne les fameux lits cages qui ont fait récemment couler beaucoup d'encre dans les médias.

La situation financière des familles qui soignent elles-mêmes, à leur domicile, 24 heures sur 24, leur enfant handicapé devrait bientôt s'améliorer. Ce n'est hélas pas le cas des handicapés adultes. Le ministre du Travail et des Affaires sociales Zdenek Skromach explique:

"L'allocation sociale versée par l'Etat aux parents s'occupant à domicile de leur enfant handicapé passera de 3700 couronnes à 5200, pour un enfant, et de 6400 à près de 9000, pour deux enfants handicapés. Dans le même temps, le gouvernement revoit à la hausse la somme d'argent que les parents qui restent à la maison avec leur enfant handicapé peuvent gagner sans perdre le droit à l'aide sociale de l'Etat : si, actuellement, ils peuvent compter sur une amélioration de leur budget de 3500 couronnes par mois, dorénavant, il s'agira de 5800 couronnes, ce qui est une aide importante."

La deuxième modification adoptée concerne l'utilisation des lits cages dans les institutions sociales. Les fameux lits à filet, autour desquels le journal britannique The Sunday Times avait déclenché, l'été dernier, une véritable affaire, et qui a valu à la Tchéquie d'être critiquée aussi par Joanne Rowling, auteur de Hary Potter, ne disparaîtront pas. Leur usage sera cependant limité à des cas exceptionnels. Ces lits ne pourront être utilisés que si la personne présente un danger pour elle-même ou pour son entourage. La décision, ainsi que l'obligation d'en informer la famille du patient, reviendra au médecin. La nouvelle réglementation concerne les institutions sociales uniquement.

Dans les hôpitaux psychiatriques, l'emploi des lits cages a déjà été interdit, en été dernier, par l'ex-ministre de la Santé Jozef Kubinyi. Son successeur, Milada Emmerova, est d'un autre avis, estimant que dans certains cas, les lits cages devraient être pleinement autorisés puisqu'ils sont une meilleure alternative que d'administrer de fortes doses de tranquillisants ou d'attacher les patients à leur lit.