Économie/Commerce

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La Commission européenne autorise le rachat des magasins Carrefour par Tesco - Le gouverneur de la banque centrale critique le gouvernement pour sa politique budgétaire - Pas de simplification administrative pour la création d'entreprise - Taux de TVA réduit sur les travaux de construction : jusqu'à quand? - Le marché IT en plein boom - Le WiFi gratuit à Prague?

La Commission européenne autorise le rachat des magasins Carrefour par Tesco

La Commission européenne a autorisé jeudi le rachat par le britannique Tesco des magasins tchèques du français Carrefour et a renvoyé l'autre partie du projet, le rachat des magasins slovaques, à l'autorité de concurrence de Bratislava, mieux placée pour mener l'enquête. Le 30 septembre dernier, les géants britannique et français de la distribution, Tesco et Carrefour, avaient annoncé un échange de magasins. Aux termes de l'accord, PrediCarre, joint-venture entre Carrefour et le groupe President à Taïwan, acquiert Tesco Taiwan pour 132 millions d'euros. Les actifs de Tesco à Taiwan comprennent 6 hypermarchés et 2 projets d'hypermarchés, qui ouvriront en 2006. Tesco, qui exploite déjà 31 supermarchés en Slovaquie et 27 en République tchèque, recevra en échange les activités de Carrefour en République tchèque et en Slovaquie, représentant une valeur de 189, 4 millions d'euros. Il s'agit de 11 hypermarchés en République tchèque et 4 en Slovaquie.

Le gouverneur de la banque centrale critique le gouvernement pour sa politique budgétaire

Photo: Commission européenne
Zdenek Tuma, le gouverneur de la Banque nationale tchèque (CNB) a averti le gouvernement que les dépenses prévues dans le budget de l'année prochaine pourraient compromettre l'objectif fixé d'entrer dans la zone euro en 2010. Zdenek Tuma estime que ce budget n'est pas très discipliné et considère beaucoup de propositions irrationnelles. Selon lui, ce n'est pas parce que l'économie tchèque est en pleine croissance en ce moment que le gouvernement doit agir comme si cela allait toujours être le cas.

Pas de simplification administrative pour la création d'entreprise

Un amendement qui visait à réduire les formalités administratives pour les petites entreprises a été rejeté par le cabinet. Le texte, proposé par un député de l'opposition de droite (ODS), envisageait de permettre aux citoyens désireux de monter une société de ne s'adresser qu'à un seul bureau et de ne remplir qu'un seul et unique formulaire. Actuellement, il faut passer devant trois différents bureaux et remplir huit formulaires pour monter sa société.

Taux de TVA réduit sur les travaux de construction - jusqu'à quand?

Les promoteurs immobiliers et les banquiers tchèques indiquent que l'intérêt des gens pour l'achat de nouveaux logements est en augmentation, en raison de la probabilité que le taux de TVA sur les travaux de construction augmente bientôt. En adhérant à l'UE, Prague avait obtenu de pouvoir conserver un taux à 5% sur les travaux de construction jusqu'en 2007. Le gouvernement actuel tente d'obtenir à Bruxelles le droit de conserver ce taux réduit jusqu'à 2015. S'il échoue, le prix des nouvelles maisons augmentera de manière non négligeable.

Le marché IT en plein boom

Une croissance de près de 10%, c'est ce qu'affiche le marché IT (Technologies de l'Information) en République tchèque. Selon les analystes de la société IDC, ce chiffre est dû à l'augmentation de la demande d'applications de logiciels et de systèmes de sécurité informatique. Des investissement directs étrangers devraient accéler la croissance dans ce secteur l'année prochaine également.

De plus en plus de Tchèques surfent à haut débit

Informatique toujours, le nombre de Tchèques équipés d'une connexion internet à haut-débit a doublé cette année, pour dépasser 5% de la population totale. La ministre de l'Informatique Dana Berova a indiqué que l'augmentation devrait être plus rapide cette année, notamment grâce aux subventions accordées par le ministère pour l'installation de l'ADSL dans le pays

Le WiFi gratuit à Prague?

Un projet de la municipalité de Prague visant à mettre en place un réseau internet WiFi gratuit dans la capitale s'est heurté à l'opposition de sociétés de télécommunication. Selon la presse, des dirigeants de plusieurs entreprises du secteur ont adressé une lettre au ministère de l'Informatique pour faire valoir que l'argent nécessaire pour ce projet dans la capitale serait plus utile aux petites villes et aux campagnes pour leur permettre de se connecter à la Toile.