Elections : trois fois aux urnes cette année

Rencontre de mercredi entre V. Havel et M. Zeman (Photo: CTK)

Les citoyens tchèques ont de quoi se réjouir : cette année, ils se rendront trois fois aux urnes. Pour qui devront-ils voter ? Alain Slivinsky.

Rencontre de mercredi entre V. Havel et M. Zeman (Photo: CTK)
C'est décidé : la polémique sur la date des législatives, principales élections de l'année en République tchèque, est terminée. Elles auront lieu, les 14 et 15 juin. C'est le résultat de la rencontre de mercredi, entre le président de la République, Vaclav Havel, et le Premier ministre, Milos Zeman. A quel genre de polémique a-t-on assisté ? Elle s'est déroulée entre le Président Havel et le président de la Chambre des députés, Vaclav Klaus, surtout, mais aussi les formations politiques. Le chef de l'Etat était pour que les législatives aient lieu plus tôt, au mois de mai. En fin de compte, il a cédé et accepté le mois de juin proposé par les deux plus grands partis tchèques, la social-démocratie et le Parti civique démocrate, ayant déjà pris des dispositions matérielles pour le mois de juin. D'autres consultations électorales attendent les citoyens tchèques. Tout d'abord les sénatoriales, pour le renouvellement d'un tiers des
Rencontre de mercredi entre V. Havel et M. Zeman (Photo: CTK)
sénateurs. Elles auront lieu, les 25 et 26 octobre. Jamais deux sans trois, comme on dit. Les Tchèques devront encore élire leurs représentants municipaux. Ces élections auront lieu, les 1er et 2 novembre. Dans ce cas, le Premier ministre a donné raison au chef de l'Etat car, d'habitude, cette consultation électorale avait lieu, à la mi-novembre. Cette année, la date en est avancée, en raison du sommet de l'OTAN prévu à Prague pour la seconde moitié du mois de novembre. Le président de la République et le Premier ministre ont aussi abordé la question des relations tchéco-autrichiennes, envenimées par l'affaire de la pétition contre la centrale nucléaire de Temelin et les diverses déclarations tchèques ou autrichiennes. Vaclav Havel a déclaré, à l'issue de sa rencontre avec Milos Zeman, que « des moyens d'expressions un peu moins criards contribueraient plus aux relations de bon voisinage avec l'Allemagne et l'Autriche ». Le Premier ministre a indiqué qu'il avait pris note de l'opinion du Président.