Foot - Euro 2008 : les Tchèques ouvrent le bal

Photo: CTK

La République tchèque affronte la Suisse, samedi, à Bâle, en match d’ouverture du Championnat d’Europe 2008. Finalistes en 1996 et demi-finalistes en 2004, les Tchèques, privés de leur capitaine et meneur de jeu Tomáš Rosický, abordent cette fois le tournoi avec un objectif plus modeste : terminer à une des deux premières places d’un groupe équilibré et se qualifier pour les quarts de finale. Car après, comme ils se plaisent à le répéter, tout est possible…

Zdeňek Pospěch et Karel Brückner, photo: CTK
Après une préparation plutôt réussie, au cours de laquelle ils ont battu la Lituanie (2-0) puis l’Ecosse (3-1), les Tchèques entrent enfin dans le vif du sujet. Ce match contre la Suisse, les joueurs du sélectionneur Karel Brückner l’attendent avec impatience depuis le tirage au sort de la composition des groupes de la phase finale de l’Euro en décembre dernier. Au-delà du résultat déjà primordial de cette première rencontre, tous sont bien conscients que l’Europe entière du football aura les yeux rivés sur le stade de Bâle samedi en fin d’après-midi.

« L’ambiance dans le groupe est très bonne et tout le monde est impatient que le tournoi commence, confirme le gardien Petr Čech. Personnellement, je suis très heureux de disputer le match d’ouverture sur lequel il y a toujours une attention particulière qui est portée par les médias et les supporters. C’est un honneur de participer à un événement si particulier. Et d’après ce que je peux voir à l’entraînement, tout le monde ressent la même chose, surtout que nous avons eu une très bonne préparation. »

Milan Baroš, photo: CTK
Lors du dernier Championnat d’Europe au Portugal, les Tchèques, très offensifs, avaient enchanté le public et les observateurs. Mais à l’époque, la Reprezentace disposait d’un milieu de terrain royal avec Nedvěd, Rosický, Poborský et Šmicer et d’un duo Koller - Baroš en pleine réussite en attaque. Quatre ans plus tard, bien des choses ont changé. Une nouvelle génération de joueurs s’efforce tant bien que mal de faire oublier tout ce beau monde dans l’entrejeu tandis que Milan Baroš n’est plus que l’ombre du meilleur buteur de l’Euro 2004 qu’il a été et a même perdu sa place de titulaire sans que cela n’émeuve personne. Reste donc Jan Koller, ses deux mètres et son quintal, sur le front de l’attaque, même s’il serait caricatural et faux de réduire le jeu tchèque à la seule présence de son géant.

Si la République tchèque ne fait donc légitimement pas partie des favoris au titre et n’est plus aussi redoutée qu’il y a encore quelques temps pas si éloignés, aucun adversaire ne peut toutefois se permettre de la sous-estimer. A Prague et dans le reste du pays, tout le monde est d'ailleurs extrêmement curieux de voir ce que vaut réellement cette équipe. Et le premier match contre la Suisse constituera à ce titre un premier élément de réponse.