France Alumni, une nouvelle plateforme pour les étudiants tchèques en France

Photo: Site officiel de France Alumni

Réunir les Tchèques qui ont fait leurs études en France ou qui ont étudié dans une filière française en République tchèque pour leur permettre de garder un lien avec la culture et la langue françaises ou d’être en contact avec des entreprises qui recrutent du personnel francophone : telle est l’ambition de France Alumni, une plateforme du gouvernement français dont la version tchèque a été récemment lancée à l’ambassade de France à Prague. Responsable de l’antenne tchèque de Campus France, l’agence nationale pour la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, Magali Gente a expliqué plus en détail au micro de Radio Prague les objectifs de France Alumni :

Magali Gente, photo: Site officiel de Campus France
« La plateforme www.francealumni.fr/fr/poste/republique-tcheque est un réseau destiné aux anciens étudiants internationaux en France qui rentrent dans leur pays. Elle leur permet d’entretenir un lien entre eux, mais aussi avec leurs autres camarades de classe dans d’autres pays, de communiquer grâce à un annuaire qui permet de retrouver tous les anciens étudiants étrangers en France. Il y a donc une partie réseau social et des groupes thématiques auxquels ils peuvent participer ou même créer. Cette plateforme doit aussi leur permettre de garder un lien avec la culture et la langue françaises en consultant des articles en janvier et en assistant aux différents événements culturels français en République tchèque dans le cas qui nous concerne. Et puis c’est un outil pour leur carrière professionnelle puisque quelques conseils se trouvent sur cette plateforme pour valoriser son expérience française, ainsi que des offres d’emploi qui sont postés par les employeurs et les partenaires de la plateforme. »

Un des buts est donc le networking entre ces étudiants…

« Effectivement, cette plateforme leur permet de se demander en amis, d’échanger des messages et de se rencontrer lors d’événements soit par promotion ou par tranche d’âge. Ou ils peuvent encore se réunir autour d’une thématique, comme par exemple le développement durable ou les relations commerciales entre la France et la République tchèque. »

Tous les étudiants tchèques en France figurent-ils dans l’annuaire ?

Photo: Site officiel de France Alumni
« Nous avons une base de données surtout des anciens étudiants boursiers du gouvernement français, car sinon nous avons peu de suivi des gens qui partent en France. Ils ne sont pas obligés de passer par Campus France et peuvent préparer leur dossier seuls. L’annuaire se trouve directement sur la plateforme et s’y trouvent les personnes qui décident de s’inscrire et de créer un compte sur la plateforme. »

Quels les sont les domaines d’études les plus demandés par les étudiants tchèques en France ?

« La plupart d’entre eux vont dans les filières lettres et langues et sciences humaines. Ce n’est qu’ensuite que vient l’économie. »

Et quid de leurs parcours professionnels après leurs études ? Trouvent-ils un emploi dans les entreprises français ou dans un milieu francophone ?

« Nous constatons qu’ils veulent conserver ce lien qui les rattache à la culture et à la langue françaises. Ils recherchent un travail dans les entreprises pas nécessairement françaises, mais francophones. Cela peut être une entreprise tchèque ou d’autres entreprises du monde entier qui recherchent du personnel francophone. Bon après, nous constatons que la première langue de travail aujourd’hui est l’anglais, même si beaucoup d’offres d’emploi demandent une deuxième langue qui souvent est le français. C’est donc aussi un des objectifs de cette plateforme : savoir ce que tous ces gens deviennent après leurs études en France. »

Quelle est l’évolution de l’intérêt des étudiants tchèques pour la France ?

Photo: Site officiel de France Alumni
« Il faut le dire : le chiffre a tendance à baisser. Actuellement, environ 780 étudiants tchèques suivent la totalité de leur formation en France, c’est-à-dire depuis la licence jusqu’au doctorat. Ensuite, il y en a environ 720 qui sont en France dans le cadre d’une mobilité, un Erasmus dans la majorité des cas. Nous sommes donc à quelque 1 500 étudiants tchèques par an en France. Si ce chiffre baisse, c’est parce que les étudiants tchèques sont intéressés par d’autres destinations parfois plus lointaines que la France et aussi parce que le français est considéré comme une langue difficile par certains qui préfèrent se tourner vers une langue comme l’espagnol ou aller dans un pays où ils pourront améliorer leur anglais. »