Hockey sur glace - Mondial : deuxièmes, mais satisfaits

Photo: CTK

Sèchement battue (0-4) par la Suède en finale, dimanche, à Riga, en Lettonie, la République tchèque n'a pas conservé son titre de championne du monde de hockey sur glace.

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La finale du 70e Championnat du monde de hockey sur glace a été celle des premières. En effet, pour la première fois depuis la partition de la Tchécoslovaquie en 1993, les Tchèques ont perdu une finale. Le bilan n'en reste pas moins exceptionnel puisque depuis son premier titre mondial conquis à Vienne en 1996, la République tchèque indépendante a été sacrée pas moins de cinq fois, la dernière victoire remontant à l'année dernière, également dans la capitale autrichienne. Mais dimanche soir, un autre pays, la Suède, a également réalisé un doublé inédit dans l'histoire du hockey : remporter les Jeux olympiques et le Mondial la même année. Et force est de reconnaître que les Tchèques n'ont pas pesé bien lourd face aux Scandinaves, comme le reconnaissait à l'issue de la partie Jan Bulis, l'attaquant tchèque qui porte en NHL le maillot des Canadiens de Montréal :

« Je pense que nous avons fait un super début de match. Pendant les dix premières minutes, nous avons joué une partie équilibrée jusqu'à ce que les Suédois inscrivent deux buts un peu heureux coup sur coup, et cela nous a fait très mal au moral. Ensuite, rien ne s'est passé en notre faveur, les palets contrés, déviés, revenaient aux Suédois et pas sur nous, et c'est un signe. Plus le match avançait, moins nous ne savions quoi faire. Finalement, nous pouvons être contents de cette médaille d'argent. Il faut reconnaître que les Suédois avaient une meilleure équipe et méritaient l'or. Ils ont mieux joué que nous en finale et ne nous ont laissé aucune chance. Que dire de plus ? Nous nous sommes battus, mais il n'y avait rien à faire. »

Bien qu'impuissants en finale, les Tchèques, qui étaient pourtant privés pour ce Mondial de la majorité de leurs joueurs vedettes, ont démontré, grâce notamment à leurs victoires contre le Canada (6-4) en huitième, la Russie (4-3, après prolongation) en quart, puis la Finlande (3-1) en demi-finale, que le renouvellement de génération pourrait se faire sans trop de déceptions. Le leader de cette jeune équipe, le défenseur Tomas Kaberle, qui défend, lui, au Canada les couleurs des Toronto Maple Leafs, se voulait d'ailleurs optimiste :

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« Je crois que c'est une bonne expérience pour tout le monde, même si, bien entendu, nous sommes très déçus du résultat de la finale. Lorsque vous allez aussi loin dans une compétition, c'est toujours dommage de perdre. Mais nous avions beaucoup de jeunes joueurs dans l'équipe qui participaient à un tournoi comme le Championnat du monde pour la première fois. Les matches joués ici sont prometteurs pour l'année prochaine et le proche avenir. Nous avons gagné des parties serrées en quart et demi-finale, alors que personne ou presque ne croyait en nos chances. Dans le vestiaire, nous sommes tous satisfaits de cette deuxième place. »

Médaille d'argent autour du cou, les Tchèques ont donc rempli leur objectif initial, à savoir monter sur le podium. Mais ils ne doivent pas oublier que dès l'année prochaine, en Russie, la presse et le public se montreront déjà plus exigeants.