Il est vraiment temps de moderniser la flotte aérienne gouvernementale

Vaclav Klaus, photo: CTK

Le premier Airbus qui devrait remplacer les TU-154 qui transportent les officiels tchèques est arrivé, il y a quelques temps à l'aéroport militaire de Kbely, non loin de Prague. Il semble qu'il soit vraiment urgent de mettre en service de nouveaux appareils, car le TU-154 du président de la République, en voyage au Japon, a encore été immobilisé au sol suite à une défaillance technique.

Vaclav Klaus, photo: CTK
Ce n'est pas la première fois qu'un des appareils qui transportent le président de la République ou des membres du gouvernement tchèque, tombe en panne, est victime d'une défaillance technique ou d'un grave incident. La flotte aérienne gouvernementale, comme on l'appelle bien qu'elle soit composée d'appareils appartenant à l'Armée tchèque, ne compte pas que des TU-154, avions obsoltètes aujourd'hui, mais aussi des Challengers canadiens. Ces derniers n'ont pas donné satisfaction, car ils ont mis en danger plusieurs fois la vie de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, en dernier lieu avec un pare-brise endommagé. Le chef de l'Etat, Vaclav Klaus, accompagné de son épouse Livia, du ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, de patrons et de journalistes tchèques, était en visite officielle au Japon, cette semaine. Après avoir été reçu et déjeuné avec l'empereur du Japon, le président tchèque devait continuer sa visite à Hirosima. Il a été obligé de s'y rendre en empruntant les lignes aériennes intérieures japonaises, car son TU-154 a été victime d'une défaillance de sa batterie de réserve et donc cloué au sol de l'aéroport de Tokyo. Mauvaise affaire, car les TU-154 ne disposent pas d'un service de réparation sur les aéroports mondiaux. Ainsi donc, un autre TU-154 a dû être affrêté de Prague avec des pièces de rechange. C'est à son bord que le retour du président et sa suite s'est effectué. Pourquoi ne pas employer le nouvel Airbus, déjà à la disposition de l'Armée tchèque ? Réponse du porte-parole du ministère de la Défense, Andrej Cirtek :

« D'après le règlement des forces aériennes, chaque nouvel appareil doit effectuer un entraînement dans l'espace aérien de sa base. Actuellement, le nouvel Airbus est à l'essai dans les environs de l'aéroport de Kbely, sur de nouveaux trajets, et le personnel au sol se familiarise aussi avec lui. L'Airbus sera opérationnel au mois de mars, et transportera donc le président de la République dans peu de temps. »

Le nouvel Airbus n'a pas encore reçu de nom comme il est de coutume dans l'aviation, mais peut-être que les militaires attendent encore l'arrivée du second Airbus, au mois de septembre 2007, pour les baptiser tous les deux. Quoi qu'il en soit, l'introduction des Airbus, plus modernes, consommateurs de moins de carburant et bénéficiant d'un vaste service d'après-vente dans le monde, conduira à une importante économie du Trésor public. A commencer par les 70 000 euros du coût de l'envoi d'un TU-154 de rechange à Tokyo, cette semaine.