Karlovy Vary, ça commence vendredi !

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Ouverture cette semaine de la 42e édition du festival international de film de Karlovy Vary. Evenement très attendu par les cinéphiles, il attire de plus en plus la presse internationale. Même la chaîne du Qatar Al-Djazira est accréditée cette année. Juste avant le début du festival, sa directrice artistique, Eva Zaoralova nous a accordé un entretien, et nous a d'abord parlé de la star hollywoodienne qui va vraisemblablement attirer le plus les médias vendredi soir :

« Renée Zelwegger a promis de venir et de remettre un Globe de cristal à un fantastique dessinateur et auteur de films d'animation et de marionnettes qui s'appelle Bretislav Pojar »

Pouvez-vous nous dire quelques mots du président du jury cette année, Peter Bart ?

Peter Bart
« Je ne le connais pas personnellement, mais je sais que Peter Bart est vraiment un personnage réputé et respecté. Il est le rédacteur en chef De Variety et vice-président de la société Variety, qui édite la publication. On parle de lui comme d'une personne vraiment très sévère dans ses jugements. Ca me fait un peu peur, parce que je me dis qu'un Américain est plutôt habitué à voir des films américains, même des films indépendants, qui sont tout à fait différents des films européens. Alors je me demande comment il va réagir en voyant les films que nous avons choisi pour la compétition... »

Le festival de Karlovy Vary reste un ton un petit peu en dessous des autres festivals de catégorie A, mais quand vous allez à Cannes par exemple, avez-vous l'impression que les gens connaissent et respectent ce festival ?

« Oui, ils le respectent beaucoup plus qu'au début. Quand j'ai commencé à m'occuper de la préparation du programme artistique du festival en 1993, je ne savais même pas comment obtenir les films. Aujourd'hui, nous avons beaucoup de contacts professionnels avec producteurs et distributeurs. Je peux dire qu'en France notre prestige a beaucoup augmenté. Cette année, nous avons un film de StudioCanal en compétition pour la France. Le film italien en compétition est distribué par la société française Films Distribution. Nous avons des contacts aussi avec Celluloid dreams - qui a changé de nom récemment après une fusion - et Wild Bunch notamment. Toutes ces sociétés respectent beaucoup le festival. Films Distribution nous donne cette année une douzaine de films... C'est quelque chose qui n'était pas possible dans le passé, parce qu'on devait expliquer ce qu'était le festival, convaincre.... »

Cela ne vous concerne pas vraiment directement, mais une bonne nouvelle vient d'être annoncé par le président du festival : la signature d'un nouveau contrat de trois ans entre le festival et la compagnie énergétique CEZ. Un certain soulagement pour vous?

« Je ne m'occupe pas des finances, c'est M. Bartoska qui s'en occupe. Heureusement, notre département artistique s'occupe exclusivement de la sélection des films et de la préparation du programme. Bien sûr nous devons tenir compte des possibilités financières. Nous pouvons participer à l'élaboration d'un budget, donc je trouve épatant d'avoir aujourd'hui un sponsor qui s'occupe du festival depuis deux ou trois ans et qui va continuer. Ca veut dire que le festival est apprécié. »

On a parlé du principal film français en compétition, Dialogue avec mon jardinier, est-ce que vous pourriez nous dire un mot des autres films français au festival ?

« Mon film préféré c'est le film d'Alain Resnais, Coeurs, que j'ai vu au festival de Venise. Je suis tombé amoureuse de ce film, c'était très difficile de l'avoir. C'est très difficile de faire venir Alain Resnais, je n'ai même pas essayé. Nous allons également présenter le film de Jean-Pierre Daroussin, Le Pressentiment, qu'il devrait venir présenter avec sa femme, Valérie Stroh, actrice principale du film. »

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