La coalition a trouvé un accord qui permettra aux parents de ne pas avoirà payer les consultations de leurs enfants chez le médecin

Jiří Čunek, Mirek Topolánek, Martin Bursík, photo: CTK

Tard dans la nuit de lundi, les chefs des trois partis de la coalition gouvernementale ont trouvé un compromis sur un thème brûlant qui les divisait depuis cinq mois : les paiements de régulation chez le médecin et le pharmacien, ainsi que le forfait journalier à l’hôpital, seront atténués, mais par pour tous.

Les nouveaux-nés, les enfants de moins de six ans, les donneurs d’organes et les personnes sans revenus qui subissent un traitement médical prescrit ne seront pas soumis aux paiements de régulation dont le montant varie entre 30 et 90 couronnes. Critiqués dès le début par l’opposition, les paiements divisaient également la coalition gouvernementale. La vice-présidente du parti chrétien démocrate, Michaela Šojdrová, a été la première à proposer leur suppression pour les nouveaux-nés et les enfants car, dans leur cas précis, il ne peut pas être question d’abus des soins que les paiements sont censés réguler :

« Les taxes de régulation pour les nouveaux-nés seront supprimées dans les plus brefs délais, nous souhaitons que ce soit au plus tard le 1er septembre, et pour les enfants de moins de six ans, ce sera dès le 1er janvier 2009. »

En revanche, les deux plus petits partis de la coalition – les chrétiens-démocrates et les Verts, n’ont pas réussi à faire adopter leur proposition de supprimer les paiements également pour les retraités. Selon le chef du cabinet Mirek Topolánek, la hausse du montant des pensions de retraite, à laquelle le cabinet vient de donner son aval, compensera les frais liés à ces paiements. Le vice-président de la commission parlementaire de la santé, Boris Šťastný, refuse d’autres concessions en faveur des retraités :

Jiří Čunek, Mirek Topolánek, Martin Bursík, photo: CTK
« Il est dans les principes de la politique de droite de l’ODS de ne pas faire de concessions en fonction de l’âge, mais en fonction de la situation sociale concrète de l’individu. Dans le cas des enfants, il s’agit d’une concession éthique, alors que pour les retraités, la suppression des paiements représenterait une mesure asystématique. »

Par sa décision, le cabinet a créé une situation paradoxale, car la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition afin d’examiner si les paiements de régulation ne sont pas contraires à la constitution, a tranché en les laissant en vigueur. Par contre, La Cour a annulé une autre partie de la réforme de la santé publique introduite par le cabinet, celle concernant le congé de maladie. En accord avec son verdict, les trois premiers jours du congé de maladie seront de nouveau payés à partir du 1er juillet. Le ministre du Travail, Petr Nečas, a réagi en proposant de ne rembourser les trois premiers jours d’arrêt–maladie qu’à hauteur de 25% du revenu, au lieu de 60%, et cela d’ici la fin de l’année seulement. Quant à la situation après le 1er janvier 2009, il s’est déclaré prêt à tout faire pour réintroduire dans la pratique la réforme que les magistrats viennent d’annuler.