La décision du gouvernement de licencier 3 % des employés de la fonction publique dans les trois années à venir

r_2100x1400_radio_praha.png

Le cabinet de droite de Mirek Topolanek a donné le feu vert au licenciement des fonctionnaires de l'Etat. La décision concernera 3% d'employés annuellement, d'ici à 2010.

Miroslav Kalousek
Au départ, le gouvernement prévoyait que l'ensemble du secteur public qui emploie plus de 450 000 personnes, soit aminci de 3% d'employés annuellement, d'ici à l'an 2010. Cela signifierait le licenciement de 40 000 personnes. Après les protestations des secteurs concernés, le gouvernement a décidé que seul l'appareil de fonctionnaires de l'administration de l'Etat sera aminci, de quelques 9000 personnes. La mesure devrait apporter une économie de 30 milliards de couronnes. En aucun cas, les réductions ne toucheront les enseignants, les policiers, les douaniers et d'autres employés du secteur public, souligne le ministre des Finances, Miroslav Kalousek :

« Les 3% de baisse annuelle dans l'administration de l'Etat sont un engagement stipulé dans la déclaration programme du gouvernement. Elle concerne les employés de l'administration, uniquement, donc non pas les enseignants, les sapeurs pompiers, les policiers, et d'autres professions qui ne sont pas des employés des organes de l'Etat. »

La réduction des postes d'emploi, le gouvernement promet de la compenser par une hausse des salaires, de 1,5%, annuellement. Comme le souligne le ministre des Finances, la hausse réelle sera dans les compétences de chaque ministère, plus la réduction sera importante, plus les salaires pourront être revus à la hausse, jusqu'à à 4,5%, selon lui.

La décision du cabinet de réduire les effectifs des fonctionnaires est critiquée par le Parti social-démocrate, dans l'opposition. L'ex-ministre des Finances Bohuslav Sobotka l'a qualifié d'infernale, car la croissance des salaires ne peut être obtenu qu'au prix des licenciements. Pour lui, la promesse du gouvernement selon laquelle les salaires augmenteront est irréaliste compte tenu du taux d'inflation:

« Il faut se rendre compte que la hausse prévue des salaires ne correspond pas à la réalité, du fait que le taux d'inflation, en 2008, sera de 3 à 4%, c'est une évidence reconnue dans les milieux économiques. »

La décision du cabinet se heurte à une vive opposition des syndicats. La porte-parole du syndicat du secteur public, Alena Vondrova, y voit une tentative du gouvernement de régler le déficit des finances publiques au détriment des employés.