La diplomatie tchèque conviée à Paris à la conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien

Jean-Marc Ayrault et Lubomír Zaorálek, photo: Twitter de Lubomír Zaorálek / MZV ČR

Le ministre des Affaires étrangères a effectué une visite en France mercredi. Moins d’une semaine après le passage à Prague d’Harlem Désir, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, et deux jours avant la tenue à Paris d’une conférence sur le processus de paix israélo-palestinien à laquelle le chef de la diplomatie tchèque a été convié, cette visite de Lubomír Zaorálek confirme que Prague et Paris sont plus ou moins sur la même longueur d’ondes sur de nombreux thèmes d’actualité.

Jean-Marc Ayrault et Lubomír Zaorálek, photo: Twitter de Lubomír Zaorálek / MZV ČR
Migration, quotas, accord avec la Turquie, Ukraine, sanctions contre la Russie, lutte contre le terrorisme, sécurité, présidence slovaque à venir de l’Union européenne ou encore situation en Autriche après les élections présidentielles, les sujets de conversation pour cette première rencontre entre le ministre tchèque et son homologue français Jean-Marc Ayrault n’ont pas manqué. Et à entendre Lubomír Zaorálek à la sortie du Quai d’Orsay, les échanges semblent avoir été constructifs :

« Je ne sais pas si nous avons la même vision des choses sur tous les dossiers, mais il me semble quand même que nos positions sont très proches et qu’il n’existe aucune divergence dramatique. Notre réunion a plutôt servi à mieux nous comprendre. Nous communiquons très régulièrement, notamment avec Harlem Désir, qui est chargé des affaires européennes et qui était encore à Prague la semaine dernière. Depuis sa prise de fonctions, je n’avais cependant pas encore eu l’occasion de parler en tête-à-tête avec Jean-Marc Ayrault. Notre rencontre aujourd’hui nous a donc permis d’approfondir un peu plus les choses que lorsque nous nous croisons à Bruxelles. »

A l’approche de l’ouverture du championnat d’Europe de football, événement pour lequel des policiers tchèques ont été mobilisés pour aider leurs collègues français, la question de la sécurité a également été évoquée. Sur ce point, Lubomír Zaorálek a souligné les nombreux efforts entrepris par les autorités françaises pour faire en sorte d’accueillir dans les meilleures conditions les centaines de milliers de visiteurs étrangers.

Jérusalem
Mais une semaine avant le début du tournoi, les yeux d’une bonne partie du monde seront tournés vers Paris ce vendredi pour une tout autre raison : une conférence internationale pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Cette réunion rassemblera une vingtaine de pays, plus l’UE et l’ONU, mais ni les Israéliens ni les Palestiniens n’y assisteront. Elle doit permettre de préparer, en cas de succès, un deuxième sommet international, prévu au deuxième semestre 2016, en présence cette fois des dirigeants israéliens et palestiniens. Aux côtés des grandes puissances de ce monde et des pays de la région, la République tchèque, elle aussi, a été conviée, comme s’en félicite Lubomír Zaorálek :

« C’est une des priorités sur le long terme de la politique étrangère tchèque. Nous menons un dialogue stratégique avec Israël comme nous discutons très intensément avec la partie palestinienne. La République tchèque fait partie des pays qui s’efforcent de trouver une issue pour le processus de paix au Proche-Orient. C’est pourquoi j’ai remercié de nous avoir invités à cette conférence à Paris. »

En l’espace de trois jours, le chef de la diplomatie tchèque se sera donc rendu deux fois en France. Une marque là, peut-être, que dans une Europe centrale et orientale où règne une certaine incertitude quant à l’orientation politique de certains pays, la République tchèque, qui peut apparaître comme un îlot de stabilité et de relative tranquillité, peut constituer un point d’ancrage pour les pays de l’Ouest.