La position tchèque sur le quatrième rapport présenté par les climatologues du monde entier.

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« Le réchauffement climatique est très probablement causé par l'activité humaine et va se poursuivre pendant plusieurs siècles », conclut le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, dans son quatrième rapport d'évaluation publié vendredi, à Paris. La co-présidente du GIEC, Susan Salomon, a jugé le réchauffement climatique « sans équivoque ».

« Il ne fait aucun doute que l'augmentation des gaz à effet de serre est dominée par les activités humaines », a-t-elle insisté. Dans le résumé du rapport à l'intention des décideurs, long de vingt pages, le GIEC explique que « le réchauffement répandu que l'on observe dans l'atmosphère et les océans, allié à la fonte des glaces, soutient la conclusion qu'il est extrêmement peu probable que le changement climatique mondial des cinquante dernières années puisse être expliqué sans une intervention extérieure, et qu'il ne soit pas dû à de seules causes naturelles connues ». Cela veut dire que les spécialistes de 113 pays, réunis depuis le début de la semaine à Paris, évaluent à plus de 90 % la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique ! D'après eux, le processus va se poursuivre pendant des siècles... Jan Pretl, climatologue de l'Institut hydrométéorologique tchèque, est absolument d'accord et ajoute :

« L'influence de l'homme existe et, du fait que ces changements sont la cause de choses désagréables, il est nécessaire de faire le maximum pour limiter leur influence négative. Personne ne peut penser que si nous arrivions à diminuer les émissions au minimum possible, nous reviendrions au climat qui existait il y a vingt, trente, cinquante années ! »

Selon l'écologue Bedrich Moldan, le rapport du GIEC confirme les soupçons plus au moins déclarés qui existaient déjà. Il affirme que les changements climatiques ne peuvent plus être stoppés en ce siècle et que pour cela, il est plus que temps de penser au XXIIe siècle. Il précise encore :

Photo: Commission européenne
« Il est vrai que le cycle du carbone est perturbé et que la quantité de CO2 dans l'atmosphère augmente constamment. Cette hausse dépasse même les prévisions, et il n'est pas exclu qu'elle s'accélérera encore, car les océans possèdent une grande capacité d'absorption, mais qui pourrait progressivement diminuer. »

Les océans et les mers ? Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat nous prévoit une élévation des températures d'ici à 2100 comprise entre 1 et 6 degrés et une hausse du niveau des mers pouvant atteindre les 59 centimètres. Plus encore sur la fonte des glaces polaires se poursuit... Une prévision qui devrait être prise très au sérieux par les décideurs, donc les gouvernements du monde entier à qui le rapport du GIEC est principalement destiné.