La République tchèque et le terrorisme

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Deux nouvelles inquiétantes ont été publiées, ces dernières heures. La première a été annoncée, dimanche, par le ministre de la Défense nationale, Jaroslav Tvrdik. Selon lui, le milliardaire saoudien, Oussama Ben Laden, suspect numéro un des attentats de New York et de Washington, pourrait s'enrichir aussi du trafic des marchandises tchèques. Le ministre a pensé surtout aux tracteurs, fabriqués par l'entreprise Zetor de Brno. "Je n'accuse pas Zetor, mais les revendeurs étrangers", a tout de même précisé Jaroslav Tvrdik. Les représentants de Zetor s'y opposent, en affirmant que qu'aucun tracteur n'a été, ces deux dernières années, exporté au Moyen-Orient. Au ministère de l'Intérieur maintenant de se pencher sur cette affaire.

La deuxième information qui jette de l'ombre sur la République tchèque concerne la santé : des terroristes, proches d'Oussama Ben Laden, auraient acheté dans un laboratoire tchèque des substances toxiques, y compris des ampoules de gangrène. L'expert britannique en la matière, Simon Reev, l'a dit dimanche, dans une interview pour le quotidien The Mail on Sunday. L'information devient encore plus inquiétante lorsqu'on se rappelle les propos récents du Premier ministre britannique, Tony Blair : selon lui, les terroristes vont probablement tenter de se munir d'armes biologiques, chimiques et nucléaires. La réaction du ministère tchèque de la Santé publique ? Incapable, pour le moment, de détourner les soupçons, il envisage de s'adresser à la police.

Auteur: Magdalena Segertová
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