La société Koh-i-Noor Hardtmuth quitte la Chine

Photo: Sjam-K, CC BY-SA 3.0 Unported

Confrontée à de nouvelles difficultés économiques, la Chine n’avait sans doute pas besoin de cela : la société Koh-i-Noor Hardtmuth, connue pour sa fabrication de crayons et d’articles de papeterie, a annoncé mercredi qu’elle mettait fin à sa production dans le pays. Une usine qui, onze années durant, a permis à l’entreprise basée à České Budějovice, en Bohême du Sud, d’être présent sur le marché asiatique.

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Membre du conseil d’administration de Koh-i-Noor, Vlastislav Bříza a expliqué pour la Radio tchèque les causes de cette fermeture, évoquant notamment la chute des ventes sur le marché russe, impacté par l’embargo économique et par la chute du rouble. Selon lui, il s’agit aussi de préserver l’emploi dans les dix usines implantées en République tchèque.

C’est donc la chaîne de production basée à Nankin, ville de plus de huit millions d’habitants située au nord-ouest de Shanghai, qui va faire les frais de la décision de l’entreprise. Une centaine d’employés devraient y perdre leur travail. En dix ans, le salaire minimal en Chine aurait triplé selon Vlastislav Bříza, qui regrette également un renforcement de la législation européenne. Il explique cependant que sa firme continuera de vendre des produits en Chine, où ils seraient très populaires.

Entreprise fondée à Vienne en 1790, Koh-i-Noor Hardtmuth a été transféré à České Budějovice en 1848. La société produit 250 millions d’articles de papeterie chaque année, qu’elle distribue dans environ 70 pays.