La vache folle : huit cents bêtes à abattre en Tchéquie

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A cause du dépistage de 8 cas d'Encephalopathie Spongiforme Bovine, soit donc des cas de vache folle, plus de 800 vaches seront abattues en Tchéquie. L'information est donnée par le porte-parole de l'Administration vétérinaire. En fait, le nombre n'est pas tout à fait connu mais on parle de 814 bêtes.

A cause du dépistage de 8 cas d'Encephalopathie Spongiforme Bovine, soit donc des cas de vache folle, plus de 800 vaches seront abattues en Tchéquie. L'information est donnée par le porte-parole de l'Administration vétérinaire. En fait, le nombre n'est pas tout à fait connu mais on parle de 814 bêtes. Ces bêtes proviennent d'un important complexe d'élevage à Lomnice, mais aussi d'autres fermes d'élevage, ailleurs en Tchéquie. Il est attendu à ce que les abattages touchent d'autres fermes pour lesquelless la société Zoes, la plus touchée, élève des génisses. Les compensations à verser aux éleveurs sont évaluées à 28 millions de couronnes, soit environ 93.000 euros.

Selon les règles en vigueur, en cas de vache folle, on abat aussi les bêtes plus jeunes ou plus âgées d'un an que la bête atteinte, si elles ont été nourries ou sont supposées avoir été nourries avec cette bête, lors de la première année après leur naissance. Le ministère de l'Agriculture tchèque étudie avec la Commission européenne la possibilité d'échelonner l'abattage sur trois mois. Or, il se trouve que là encore, la règle est que les bêtes doivent être abattues à la fois et le plus rapidement possible. Le très grand nombre de bêtes à abattre s'explique par le fait que la firme Zoes élève environ 3000 bêtes. Ses responsables estiment que l'abattage des animaux prendrait au minimum une semaine, peut-être même un mois. Pour les services vétérinaires, c'est un grand problème. Personne n'est apparemment ni équipé ni préparé techniquement à la liquidation d'un si grand nombre de bêtes à la fois. Plus de 450 bêtes ont subi avec succès le test de la maladie de la vache folle en Tchéquie.

Une telle opération crée déjà un malaise, et des protestations se font entendre parmi les éleveurs qui estiment non nécessaire l'abattage d'un si grand nombre de bêtes. Ils rappellent que dans le passé, des vétérinaires tchèques ont voulu tuer, à cause de la vache folle, 200 bêtes qui se sont avérées saines. L'abattage d'un si grand nombre de bêtes se traduira par des licenciements, comme le signale un éleveur appelé à perdre 130 bêtes, soit le tiers de son bétail.

Depuis le 1er novembre 2003, l'emploi de la farine animale est interdit en Tchéquie, laquelle se trouve face à un problème connu en Occident : le coût de l'élimination des réserves de cette farine. De plus, le prix de la viande de boeuf, lui aussi, augmentera.

Auteur: Omar Mounir
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