L'Akropolis sous le charme de Rachid Taha

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Rachid Taha a mis le feu, ce mardi, à l'Akropolis, salle de concert bien connue, située dans le quartier de Zizkov à Prague. Les spectateurs ont pu danser sur des extraits de son dernier opus, Made in Medina, mélange de musique traditionnelle du Maghreb et de rock alternatif, et reprendre en choeur ses grands classiques. Avant de monter sur scène, Rachid Taha et son batteur Abdel ont répondu à quelques questions au micro de Radio Prague.

Non, la deuxième.

Vous aimez la ville?

La ville je ne la connais pas bien, mais elle est belle. Je l'ai vu dans les documentaires, tout ça...

Jamais visitée de plus près?

Un petit peu, pas trop non...

Quel accueil vous réserve le public d'Europe centrale, et le public tchèque en particulier?

"Le public d'Europe centrale, c'est vraiment mon public. Chaque fois que j'ai joué dans les pays de l'est, ça a marché. J'ai l'impression que malgré tout, il y a un peu l'Orient ici aussi. Peut-être le souvenir des Ottomans ou je sais pas..."

Vous savez comment se vendent vos disques dans la région?

"Non, je sais que ça se vend un peu, mais je ne peux pas vous dire exactement. Mais dans les pays de l'est, au même titre que dans les pays arabes et africains, il y a beaucoup de piratage, de choses comme ça..."

A quoi ressemble le concert parfait de Rachid Taha?

"Je pourrais dire qu'un concert parfait de Rachid Taha doit rester en mémoire. Je suis venu, un mec m'a dit 'Je me rappelle très bien ton concert, c'est le meilleur concert que j'ai jamais vu depuis très longtemps'. Est-ce que c'était parfait? J'en sais rien, mais j'espère encore faire mieux."

Sur scène, Rachid Taha rassemble instruments traditionnels et le batteur, Abdel, décrit la scène:

"Alors on commence par le front: Rachid chante, avec à ses côtés un joueur de mandole, Hakim Hamadouche. La mandole est un instrument traditionnel algérois. A sa droite, il y a Noel Delfin qui est guitariste plutôt rock, à la guitare électrique. Derrière, en second rideau, il y a Idriss Badarou qui joue de la basse électrique, il y a Yves Avizrat qui est aux machines et au synthétiseur. Ensuite il y a un percussionniste oriental qui a fait beaucoup de cabaret...et de mariages (rires), qui s'appelle 'Monsieur' Belkacem, et puis à la batterie il y a moi, Abdel."

Rachid Taha se produira avec d'autres artistes dont Natacha Atlas, début juillet, à Ostrava en Moravie du nord, au festival Colours of Ostrava.