L'armée tchèque s'engage au Koweït

La compagnie de décontamination chimique, photo: CTK

C'est dans la nuit de lundi à mardi que 226 soldats tchèques, dont 7 femmes, sont partis pour le Koweït. Leur objectif est de garder la base américaine de Dauha. Vaclav Richter.

Vaclav Havel avec les soldats de la compagnie de décontamination chimique, photo: CTK
La compagnie de décontamination chimique de la ville de Liberec a quitté l'aéroport de Prague dans la soirée de ce lundi et est arrivée au Koweït, ce mardi, à 7 heures, heure d'Europe centrale. Parmi les dirigeants venus à l'aéroport de Prague prendre congé des soldats tchèques, le Président Vaclav Havel, qui est également chef suprême des forces armées tchèques. "Je vous souhaite surtout que vous reveniez sains et saufs", a-t-il dit à la fin de son petit discours. Les soldats de Liberec sont héritiers de l'unité de décontamination chimique tchécoslovaque ayant déjà opéré au Koweït lors de la guerre du Golfe et dont le travail a été hautement apprécié par les spécialistes. Aujourd'hui, les soldats tchèques sont au Koweït pour protéger la base de Dauha. Elle abrite l'état-major de l'opération "Liberté immuable" ayant pour mission d'éponger le terrorisme dans 14 pays du Moyen Orient.
La compagnie de décontamination chimique, photo: CTK
La compagnie tchèque est également prête à intervenir en cas d'éventuelles frappes d'armes de destruction massive ou d'une catastrophe écologique. Il se peut qu'elle opère aussi en dehors du territoire koweïtien, mais une telle intervention doit être autorisée par le ministre tchèque de la Défense, Jaroslav Tvrdik. Ce dernier qualifie de spéculations les rumeurs sur une participation des soldats tchèques à une éventuelle offensive contre l'Irak. Néanmoins, leur mission sera loin d'être facile. Ils seront obligés de travailler dans des conditions climatiques extrêmement dures et dans une constante tension psychique car on ne peut exclure une évolution conflictuelle de la situation au Moyen Orient. Leur salaire moyen de 1800 dollars par mois et leur mission de six mois coûteront presque 18 millions d'euros. Après six mois, ils seront relevés par leurs collègues de la garnison de la ville de Bechyne. Selon le journal tchèque Lidove noviny, c'est grâce à eux qu'on saura, dans le monde, que la République tchèque se range aux côtés des combattants contre le terrorisme.