Le chômage en baisse constante

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Pour la première fois depuis 1992, le nombre de chômeurs a baissé au cours du mois de juin. Avec 7,7 % de la population active sans emploi, soit 451 000 personnes et une baisse de 0,2 point par rapport à mai, la République tchèque affiche son meilleur résultat en la matière depuis 2002.

Les chiffres du chômage sont en baisse continue depuis le début de l'année. En janvier dernier, le nombre de demandeurs d'emploi représentait encore 9,2 % de la population active. Au cours du dernier mois du premier semestre, les 77 offices du travail du pays ont enregistré une baisse du nombre de chômeurs. Pourtant, juin est traditionnellement un mois marqué par une hausse du chômage provoquée par l'arrivée sur le marché du travail des nouveaux diplômés.

Désormais, un peu plus de cinq candidats postulent à un poste libre, le chiffre le plus faible depuis 1998, même si dans les environs de Karvina, ville de Moravie du Nord, le nombre de candidats est sept fois supérieur à la moyenne nationale. D'une manière générale, la forte croissance économique actuelle (un peu plus de 6%) favorise la création de nouveaux emplois. L'agriculture, la sylviculture, l'hôtellerie et la restauration, mais aussi le bâtiment, l'industrie de transformation et automobile sont les secteurs dans lesquels les besoins de main d'oeuvre sont les plus importants. Une tendance à laquelle contribue également l'implantation dans le pays de nouveaux investisseurs étrangers.

A l'échelle européenne, la République tchèque est d'ailleurs l'un des pays qui possèdent le plus grand nombre de chômeurs de longue durée. Un sur deux est sans emploi depuis au moins un an.

Les spécialistes estiment que si le marché local du travail fonctionnait normalement, le taux de chômage pourrait se situer entre 4 et 6%. Pour l'instant, face au manque de main d'oeuvre qualifiée, certaines entreprises ont recours à l'embauche de travailleurs étrangers, essentiellement en provenance de la Slovaquie voisine. L'un des défis du prochain gouvernement tchèque sera donc de s'efforcer d'équilibrer l'offre et la demande de travail, en réformant le système social, en répartissant l'offre sur l'ensemble du territoire et en mettant en place des programmes de qualification de la main d'oeuvre.