Le gouvernement adopte une nouvelle politique de soutien à la famille

Le gouvernement a dit « oui », mercredi, à plusieurs projets de loi qui devraient servir à la réforme de la politique de la famille. Ces projets, présentés par le ministère du Travail et des Affaires sociales, ont de grandes chances d’être adoptés par les deux chambres du Parlement.

Le gouvernement s’est lancé dans la réforme de sa politique de la famille. Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Petr Nečas, n’a pas eu de problèmes pour faire adopter ses projets de loi par le cabinet de Mirek Topolánek. Ces projets visent un plus grand soutien à la famille. Ainsi donc, les pères pourront bénéficier d’un congé de « paternité » d’une semaine dans les 6 semaines après la naissance de leur enfant. L’employeur qui créera un poste de travail à temps partiel pour une personne handicapée, âgée de plus de 50 ans ou s’occupant d’une autre personne impotente ou d’un enfant de moins de 10 ans, bénéficiera d’une réduction de sa cotisation à la sécurité sociale. Une nouveauté, qui n’en est pas tout à fait une, est représentée par l’institution de « l’aide de voisinage », la possibilité de confier son enfant à un voisin ou à une autre personne étrangère et de les rémunérer en toute légalité pour ce service. La rémunération ne sera pas imposable. Cette pratique existe naturellement aujourd’hui déjà, mais elle est pratiquement illégale ou plutôt considérée comme du travail au noir, car peu de gardes d’enfants bénévoles déclarent leurs revenus. Le ministre Petr Nečas indique aussi que ces personnes devraient avoir une certaine formation :

« Cela peut être une personne qui, elle-même, s’occupe d’un enfant de moins de 7 ans. Elle peut s’occuper encore de 4 enfants étrangers de moins de 7 ans. Elle devra répondre à certaines conditions minima concernant l’aménagement de son logement. Cette personne, dans le cadre de cette aide de voisinage, pourra percevoir une somme de 15 000 couronnes par mois au maximum. »

Petr Nečas
Cette mesure devrait apporter une solution au manque de places dans les écoles maternelles et dans les crèches. En plus de cela, le ministre Petr Nečas propose la création de plus petites unités :

« Nous voulons aussi simplifier les conditions des établissements de garde d’un plus petit nombre d’enfants et compléter le niveau de formation demandé pour ce genre d’entreprise. Il sera ainsi possible de créer des postes de travail pour les femmes de plus de 50 ans, par exemple qui, surtout à la campagne et dans les régions comptant moins d’habitants, pourraient ainsi trouver un emploi. »

Les projets de loi présentés dans le cadre de la réforme de la politique de la famille ont de grandes chances d’être adoptés par les députés, car l’opposition n’est pas contre. Les sociaux-démocrates leur reprochent une seule chose : l’absence de contrôle dans le cas de la garde rémunérée d’enfants par des voisins ou d’autres personnes étrangères à la famille.