Les activités commerciales tchèques en Irak

Photo: Czech Tourism

Prague vient d'accueillir un forum tchéco-arabe d'entreprise. Sa première partie s'est tenue fin février et a rassemblé une quarantaine d'entrepreneurs venus de Syrie, de Liban, de Jordanie de Maroc et d'Egypte, ainsi que plusieurs dizaines de leurs partenaires tchèques. La deuxième partie de la rencontre qui s'est déroulée le 1er mars, a été consacrée au renouveau des contacts commerciaux entre la République tchèque et l'Irak, contacts qui furent, avant 1989, très étroits : au début des années 1990, les échanges commerciaux entre les deux pays représentaient 80 millions de dollars.

Irak aujourd'hui, photo: CTK
Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, la République tchèque participe activement à la reconstruction de l'Irak et ses autorités favorisent l'implantation d'entreprises tchèques sur le marché local. Josef Regner, président de la Chambre de commerce tchéco-arabe :

« Même si la situation demeure très compliquée en Irak, la République tchèque a su nouer des contacts commerciaux avec ce pays et ceci dans plusieurs domaines. Le gouvernement tchèque a financé l'élaboration d'études industrielles et les entreprises tchèques en ont profité : notamment celles qui se spécialisent dans le traitement des eaux usées, la reconstruction du réseau ferré, l'industrie du ciment et du pétrole - ce sont les champs de coopération traditionnels avec l'Irak. »

Kameran F. Osman, un des entrepreneurs irakiens venus à ce forum pragois, a évoqué un autre domaine où les investissements tchèques seront les bienvenus : l'agriculture, en particulier l'exportation, vers l'Irak, de tracteurs - rappelons que la marque Zetor a une bonne réputation dans le pays. Josef Regner ajoute :

« Je répète que malgré la situation actuelle en Irak, les firmes tchèques se montrent très intéressées par le marché local : elles étaient à peu près 60 à le manifester rien qu'au cours de ce forum. La plupart d'entre elles veulent y exporter des biens de consommation, ce qui n'est pas aussi compliqué que les investissements dans l'infrastructure locale ou l'exportation d'usines complètes. De ce côté-là, il y a une seule partie du pays qui n'est pas problématique, et c'est le Kurdistan. D'ailleurs, la majorité de nos invités irakiens viennent justement de cette région-là, de Souleymanie et d'Irbil. »

Et c'est précisément au Kurdistan que devrait bientôt se rendre le chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, accompagné d'un groupe d'entrepreneurs. Car dans la ville d'Irbil sera ouvert un bureau de la Délégation commerciale tchèque.

Auteur: Magdalena Segertová
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