Les centres de services des multinationales en République tchèque

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De plus en plus de grandes multinationales choisissent la République tchèque pour y installer leurs centres de services les plus divers, et il ne s'agit pas seulement des services après-vente. Une analyse publiée par le quotidien économique, Hospodarske noviny.

Le quotidien Hospodarske noviny se base sur les données publiées par son confrère The Economist. Ce dernier a établi une échelle qui place la Tchéquie en troisième position, derrière la Chine et l'Inde, en matière d'investissements des multinationales dans l'installation de centres de services et de logistique.

Comment la Tchéquie est-elle arrivée à se classer troisième parmi soixante pays du monde concernés par l'analyse de The Economist ? Sur quoi les résultats sont-ils basés ? Neuf secteurs sont examinés : le coût du travail, la qualification et la capacité d'adaptation de la main-d'oeuvre, la régulation du marché du travail, la proximité du pays des grands marchés, les risques en matière de politique et de sécurité, la stabilité macroéconomique, le niveau de régulation de l'économie, le régime fiscal, l'état et l'équipement de l'infrastructure.

Les avantages de la Tchéquie ? La situation politique et la sécurité dans le pays, la proximité des grands marchés ouest-européens, la stabilité macroéconomique et un coût du travail relativement faible. Les désavantages sont, au contraire, une régulation plus élevée du marché du travail et le régime fiscal. Pourtant, dès l'an 2000, la grosse multinationale, IBM, un géant de l'informatique, n'a pas hésité à installer son centre logistique et de services dans le chef-lieu de la Moravie, Brno. Depuis ce temps-là, d'autres multinationales ont investi plus de 8 milliards de couronnes dans la création de leurs centres en République tchèque. Le plus gros investissement est celui de DHL pour son centre logistique à Prague : plus de 5 milliards et demi de couronnes (comptez dans les trente couronnes l'euro).

Pourtant, les investisseurs étrangers relèvent certaines carences : par exemple, dans la qualification et la capacité d'adaptation de la main-d'oeuvre. Dans ces domaines, la Tchéquie n'est qu'au niveau de ses voisins polonais ou hongrois, ou bien de Hong-Kong et de la Nouvelle-Zélande. Selon les experts américains, plus de 25 000 employés de la logistique devraient perdre leur emploi aux Etats-Unis, d'ici à 2008. Les services devraient être disloqués en Inde, mais aussi en Europe centrale et de l'Est. La Tchéquie devrait être concernée, mais d'autres pays sont aussi très intéressants pour les investissements des multinationales : les républiques baltes, la Biélorussie, l'Ukraine. La concurrence sera encore plus forte après un nouvel élargissement de l'Union européenne. Un atout pour la République tchèque : en Europe centrale et de l'Est, c'est elle qui est la plus proche des marchés ouest-européens. Un atout, certes, mais qui n'est valable qu'au niveau du vieux continent...