Les escroqueries policières dans la presse

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La presse s'inquiète de la montée de la criminalité dans les unités policières. Voici un aperçu de ce problème de société par Zahra Seghrouchni.

345 policiers accusés de corruption l'an dernier, contre 304 il y a deux ans... la corruption est-elle en progression en République Tchèque ? L'inspecteur chef au ministère de l'Intérieur, Mikulas Tomin, pratique la langue de bois en déclarant qu'un délit de corruption est commis par un policier presque chaque jour... soit plus ou moins 365 par an. Au delà de ce débat stérile sur les chiffres, il se cache un fait de société.

Victimes ou corrupteurs, les gens n'hésitent plus à porter plainte contre les policiers "ripous" qui les ont "escroqués". Et de quels délits sont accusés ces fonctionnaires de l'Etat? Cela va du pot de vin au trafic de stupéfiants. Le délit banal, c'est lorsqu'un agent de la circulation extorque de l'argent au conducteur ou à la société du conducteur... Mais le plus inquiétant concerne les escroqueries à l'assurance, difficiles à chiffrer et difficiles à prouver. Les policiers sont des gens plus malhonnêtes que les autres ? Rassurez-vous, bonnes gens, les agents de police sont en moyenne, et d'après les statistiques, beaucoup plus honnêtes que le reste de la population. Le taux de criminalité n'est que de 0,1 % chez les policiers...

Auteur: Zahra Seghrouchni
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