Les gros poissons échappent à la justice !

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Le premier procureur de la République, Marie Benesova, s'inquiète quant à l'étirement en longueur des enquêtes ayant trait à des cas de criminalité économique et financière très graves ; son inquiétude, elle en a fait part, dans un rapport, au vice-premier ministre et ministre de la Justice, Pavel Rychetsky.

Le premier procureur de la République, Marie Benesova, s'inquiète quant à l'étirement en longueur des enquêtes ayant trait à des cas de criminalité économique et financière très graves ; son inquiétude, elle en a fait part, dans un rapport, au vice-premier ministre et ministre de la Justice, Pavel Rychetsky. « J'ai dit dans ce rapport mon mécontentement quant à la lenteur des enquêtes concernant des dossiers d'une extrême gravité comme celui de la banque IPB, l'affaire Zelezny, la Komercni banka et d'autres... Le rapport dit clairement qu'en aucun cas, nous ne devons nous accommoder des atermoiements qui caractérisent, ces six derniers mois, les enquêtes sur ces affaires », a déclaré Benesova au quotidien Pravo.

Elle a ajouté qu'elle suivait avec inquiétude ce qui se passait au Bureau de dépistage et de la criminalité financière. « Alors que la création de ce bureau remonte à peine au mois de mars, je ne vois pas d'un bon oeil que, depuis une semaine déjà, on relève une cascade de démissions parmi des enquêteurs exceptionnels ayant à charge des affaires de criminalité graves. Il y a parmi eux des policiers formés pour travailler sur des affaires très secrètes, y compris dans le cadre de l'OTAN, et des enquêteurs formés à l'étranger ». Un personnel qu'il n'est pas possible de remplacer sur le champ.

Marie Benesova, dont il convient de rappeler qu'elle est premier procureur de la République, craint particulièrement l'éventualité où ces policiers passeraient de l'autre côté de la barrière. Tout en rappelant qu'ils sont tenus, sur l'honneur, par l'obligation du secret, elle a ajouté qu'ils pourraient tout aussi bien passer outre. Elle n'a pas dit qu'ils seraient tentés de monnayer les informations dont ils disposent, mais c'est tout comme. N'importe comment, la balle est désormais dans le camp du ministre de la Justice.

Auteur: Omar Mounir
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