Les parents d'un nouveau médicament contre le Sida sont tchèques

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Les chercheurs tchèques ont contribué au développement d'un nouveau traitement contre la maladie mortelle, le Sida. Plus de détails avec Alain Slivinsky.

Il ne s'agit pas encore d'un vaccin contre cette maladie qui touche des millions et des millions de personnes dans le monde, surtout en Afrique. C'est un médicament qui permet de prolonger la vie normale des malades atteints du Sida, une maladie incurable et mortelle, de nos jours. A la différence des autres traitements employés, jusqu'à maintenant, le nouveau médicament n'a pas de contre-indication et d'effets secondaires. En plus de cela, il suffit d'un seul comprimé pris à n'importe quelle heure de la journée, à jeun ou non. Là, est la priorité, car la grande majorité des autres médicaments devaient être pris en grand nombre, sous la forme de combinaison de plusieurs comprimés par jour. Ils présentaient aussi des effets secondaires. Quel est donc le nom de cette découverte, non pas miracle, encore, mais donnant un grand espoir aux malades du Sida ? Le médicament vient d'être mis sur le marché américain, sous le nom de Viread. Sa vente en Europe et en Tchéquie pourrait être autorisée, l'année prochaine. Selon Helena Illnerova, présidente de l'Académie des sciences, c'est un grand succès de la science tchèque. Il y a vingt ans, en effet, les médecins ne pouvaient prolonger la vie d'un malade atteint du Sida que de quelques mois. Avec le Viread, on ne guérira pas la maladie, mais on arrêtera son développement en diminuant le nombre de virus dans l'organisme du malade. En plus de cela, le virus du Sida, selon les résultats des recherches actuelles, est incapable de créer des anticorps contre le Viread, alors qui le fait, dans le cas des médicaments employés, jusqu'à maintenant. Les tests effectués aux Etats-Unis, sur 5000 patients ont démontré une efficacité de 90 %. La substance de base du Viread a été découverte et développée par l'équipe du chercheur Antonin Holy. Quinze ans de travail avec 3500 matières pour arriver à en découvrir une qui est active contre le virus du Sida ! Antonin Holy continue, à la recherche d'un médicament contre l'hépatite B. Le Viread est le résultat de la coopération internationale : découverte de la substance active en Tchéquie, développement à l'Université catholique de Leuven, en Belgique, tests cliniques par la société Gilead Sciences, aux Etats-Unis. Le traitement du Sida par le Viread est environ trois fois moins cher que par d'autres substances et beaucoup moins contraignant à suivre.