Les possibilités de travail en Europe occidentale tentent-elles les Tchèques ?

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L'approche de l'élargissement de l'Union européenne augmente la crainte, chez les Quinze, de l'afflût de la main d'oeuvre de nouveaux pays membres. Une question s'impose : est-ce que les Tchèques envisagent la possibilité d'aller travailler ou vivre ailleurs ?... Alena Gebertova et son information sur un récent sondage d'opinion.

A en croire les résultats de ce sondage, les Quinze n'ont pas grand chose à craindre, du moins du côté tchèque. Ils révèlent, en effet, qu'un quart des Tchèques, seulement, ont envie de quitter la Tchéquie, dès qu'elle sera devenue membre de l'Union européenne, pour aller travailler dans un pays d'Europe occidentale. C'est un pour cent nettement plus bas que dans d'autres pays candidats, en Pologne et en Hongrie notamment. Il s'explique probablement par le goût, plutôt faible, des Tchèques de changer leurs stéréotypes et leur style de vie. Mais attention. Ce constat ne concerne pas les jeunes. Toujours selon le sondage mentionné, ils sont près de soixante pour cent à préférer le travail à l'étranger. Inutile d'ajouter qu'il s'agit, surtout, de jeunes personnes qui ont une formation universitaire. Point étonnant donc que les sociologues mettent en garde : la Tchéquie risque de perdre, au fur et à mesure, beaucoup de jeunes talents. Les technologies d'information, la biotechnologie, la chimie, voilà les domaines qui ont le plus de perspectives pour eux.

Notre stagiaire Lenka Jansova fait partie du groupe concerné : elle est jeune et étudie à l'université. C'est l'année prochaine qu'elle terminera ses études d'interprétation et de traduction. Figure-t-elle parmi ceux et celles de ses collègues pour lesquels les marchés de travail d'Europe occidentale représentent une terre promise ? Voici sa réponse.