Les rapports tchéco-slovaques: un chapitre nouveau

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L'édification de rapports étroits, au-dessus du niveau habituel, entre Prague et Bratislava, et la conclusion d'accords sur une amélioration de la capacité des passages frontière, voilà les principaux points à retenir de la rencontre des chefs de gouvernements tchèque et slovaque, jeudi, à Bratislava. Un résumé avec Jaroslava Gissubelova.

Après la partition de la fédération tchécoslovaque, en 1993, les rapports tchéco-slovaques n'étaient pas des meilleurs. Un nouveau refroidissement ayant suivi après la chute du gouvernement Klaus, il y a trois ans, ne s'est arrêté qu'après les législatives en Slovaquie, en 1998. Ce n'est qu'au printemps de cette année que les deux parties ont définitivement clôturé le partage des biens de l'ancienne fédération. En novembre dernier, les deux chefs de gouvernements, Milos Zeman et Mikulas Dzurinda, se sont donné un nouvel objectif - améliorer la capacité de la frontière commune. Ce jeudi, ils l'ont accompli, par la signature d'accords sur la coopération frontalière. Dans l'intérêt d'un plus grand confort des citoyens et des transporteurs des deux républiques, il s'agit surtout d'améliorer la capacité du principal passage frontière de Kuty, sur l'autoroute Prague - Bratislava, et cela avant la visite du Premier ministre slovaque à Prague, en mai prochain. Les entretiens ont porté aussi sur le commerce réciproque qui a connu une stagnation. Cette tendance devrait être arrêtée par la prochaine conclusion d'accords sur la reconnaissance réciproque des certificats et sur la protection d'investissements. L'avenir des rapports étroits est quelque peu compliqué par le fait que la Slovaquie n'est pas membre de l'OTAN et qu'elle n'a entamé les négociations d'admission à l'Union européenne qu'après la Tchéquie. Une occasion pour Milos Zeman d'assurer son homologue Mikulas Dzurinda du plein soutien des dirigeants tchèques à l'intégration de la Slovaquie dans les structures euro-atlantiques. La visite à Bratislava de Milos Zeman, accompagné de la moitié des ministres de son cabinet, s'est terminée tard dans la nuit de jeudi par une conférence de presse à laquelle son hôte, Mikulas Dzurinda a constaté que les rapports tchéco-slovaques se développent bien et sans problème aucun.