Les universités tchèques vont investir massivement dans des travaux de reconstruction et d’agrandissement

La visualisation du projet de l'Université Charles à Jinonice, photo: Repro Urbanistická vize UK 2030 / L'Université Charles

Les universités tchèques entendent investir des milliards de couronnes dans la construction de nouveaux locaux mais aussi la reconstruction de leurs bâtiments actuels. L’Université Charles à Prague, la première et la plus prestigieuse du pays, a le projet le plus ambitieux, avec l’agrandissement prévu de son complexe universitaire détaché dans le quartier périphérique de Jinonice. Ces gros travaux doivent également concerner les résidences universitaires ainsi que les « restos U », selon le quotidien économique Hospodářské noviny.

La visualisation du projet de l'Université Charles à Jinonice, photo: Repro Urbanistická vize UK 2030 / L'Université Charles
Fondée en 1348 par l’empereur et roi de Bohême Charles IV sur le modèle de la Sorbonne, l’Université Charles est la plus ancienne d’Europe centrale. Actuellement, elle est toujours l’université la plus prestigieuse de République tchèque. Cette année, elle prévoit d’investir plus de 2,5 milliards de couronnes dans différents projets, notamment dans l’achèvement du Centre médical universitaire de sa Faculté de médecine détachée dans la ville de Plzeň.

« A l’heure actuelle, nous sommes dans la phase de travaux de planification. Nous estimons à 1088 millions de couronnes l’investissement nécessaire, » selon Petr Podzimek, du service de relations extérieures de l’Université. D’ici quatre ans devrait donc voir le jour à Plzeň un centre moderne de formation de futurs dentistes.

L’Université Charles prévoit également d’investir 840 millions de couronnes dans la reconstruction et l’élargissement de son complexe située dans le quartier périphérique de Jinonice, où pourraient à l’avenir être rassemblées toutes les facultés des sciences sociales, dont l’Institut des études de communication et de journalisme, actuellement sur le quai Smetana.

Mais l’Université Charles de Prague n’est pas la seule concernée par ces grands projets : les Universités Masaryk et Mendel à Brno ont également l’intention d’investir dans des constructions nouvelles et de travaux de reconstruction de bâtiments existants qui, dans le cas de la plupart des grandes écoles, sont nécessaires.

« Souvent, nos bâtiments ne correspondent plus aux exigences spatiales nécessaires à un enseignement moderne. De même, ils ne respectent parfois pas les normes visant à diminuer le poids énergétique du fonctionnement des bâtiments, » estime Alena Kohoutková, de la grande école d’enseignement technique à Prague, le ČVUT.

Le cas des résidences universitaires est d’ailleurs symptomatique : la plupart n’ont pas été modernisées depuis parfois des dizaines d’années. Celles de Strahov et la résidence Švehla à Prague doivent notamment subir des travaux importants.

L’an dernier, les universités ont demandé à l’Etat une augmentation du budget de 4,5 milliards de couronnes, finalement réduite à 3 milliards, pour un total de 24 milliards de couronnes. Cette année, elles prévoient de demander une nouvelle hausse, afin d’utiliser ces fonds pour les salaires et des travaux.

Les subventions jouent également un rôle important pour compléter les possibilités de financement des universités. Certains projets sont certes financés par les universités elles-mêmes, mais souvent ce sont les subventions européennes qui viennent compléter les budgets qui leur sont alloués.