L'espace Schengen élargi plus tôt que prévu ?

Фото: Европейская комиссия

Si la République tchèque est membre de l'UE depuis le 1er mai 2004, elle n'a pas encore intégré l'Espace Schengen, espace de libre circulation qui devrait comprendre 24 pays d'ici la fin de l'année. Et ce mercredi, le Portugal, qui exerce actuellement la présidence tournante de l'UE, a annoncé au Parlement européen que les contrôles aux frontières pourraient s'arrêter plus tôt qu'à la date initialement prévue.

La date officielle reste celle du 31 décembre, mais ces contrôles pourraient cesser avant Noël. C'est en tout cas ce dont il aurait été question lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE, lundi dernier, à Lisbonne.

Le Français Jean-Marie Cavada, président de la Commission « Libertés civiles, Justice et affaires inrérieures » au Parlement européen, a confirmé que les dates du 21 ou du 22 décembre avaient été évoquées. Il a toutefois ajouté que ce pourrait être également juste après Noël en précisant que « ce ne serait pas un beau cadeau de Noël mais un cadeau de nouvelle année »...

Des tests du système informatique ont été effectués séparément dans tous les pays censés intéger l'Espace Schengen, c'est à dire tous les nouveaux Etats-membres de l'UE sauf Chypre. Les résultats de ces tests seront transmis à Prague lundi prochain.

21, 22 ou 31 décembre, de toute façon, côté tchèque, on essaie d'être prêt dès que possible. En témoignent les efforts de la police, qui vient de réaliser une opération baptisée « Etranger » : une opération liée à la prochaine entrée du pays dans l'Espace Schengen et qui avait pour cible les ressortissants étrangers en situation irrégulière. Plus de 5000 personnes ont été contrôlées, selon la porte-parole de la police des étrangers, « dans des foyers, stations de métro, gares, chantiers et usines », et en Bohême de l'Ouest sur les marchés à ciel ouvert.

Selon l'agence de presse tchèque CTK, en soirée, les policiers ont contrôlé des clients de « Herna », ces salles de jeux qui pullulent dans le pays. Délit de faciès ou pas, résultat : des amendes d'un montant total de près de 200 000 couronnes pour infraction à la loi, 12 procédures de reconduite à la frontière.

« Avant l'entrée dans Schengen, nous voulons trouver le maximum de personnes qui vivent illégalement ici » : c'est ce qu'a indiqué une des responsables de la police des étrangers, Barbora Kudlacova, qui a précisé que ce genre d'opération allait se répéter d'ici peu.