Vladimir Spidla sort vainqueur de la crise au sein de son parti
La récente période de trouble dans les rangs de la social-démocratie tchèque s'est achevée ce week-end par un succès de son président, le premier Ministre Vladimir Spidla.
"Le Comité exécutif impose aux membres du parti de s'abstenir, dans leurs déclarations publiques, de formuler des critiques à l'encontre des candidats sociaux-démocrates aux prochaines élections, et de ne pas déclencher de polémique médiatique qui pourrait perturber la campagne électorale du parti."
A cinq mois des élections européennes, à l'heure où son parti est au plus bas dans les sondages, le président du CSSD doit se battre sur tous les fronts. D'un côté, une vingtaine de députés issus des rangs de la social-démocratie, dont Jan Kavan, ex-chef de la diplomatie tchèque, dans une lettre ouverte, s'était plainte mardi dernier de la mauvaise communication avec les membres du parti présents au gouvernement. La réforme des finances publiques, les ajustements des taux de TVA, l'augmentation des loyers notamment, sont autant de décisions impopulaires qui sèment le trouble chez les sociaux-démocrates. D'autre part, le président du parti et Premier ministre doit résister aux ambitions personnelles de certains, dont son premier vice-président et ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, qui n'avait pas exclu, en début de semaine, de se présenter à la présidence du parti, l'année prochaine. Mais c'est toujours du "retraité de Vysocina", l'ancien premier Ministre Milos Zeman, que vient la plus grande menace pour Vladimir Spidla, selon les observateurs. Le projet de résolution concernant son retour parmi les membres dirigeants du parti en lieu et place de l'ancien ministre de la Défense démissionnaire, a été rejeté, pour cette fois, en attendant la prochaine tentative.




