Valériane Ayayi : « Je suis ravie de la vie qu’on se construit ici à Prague »

Valériane Ayayi à Prague avec le trophée de l'Euroligue

Trois jours après la victoire de l’USK Prague en finale de l’Euroligue féminine de basket, nous avons retrouvé Valériane Ayayi, mercredi en fin d’après-midi, dans la salle où évoluent habituellemement les multiples championnes de Tchéquie. Une petite heure avant la reprise de l’entraînement, la capitaine de l’équipe de France et vice-championne olympique en titre s’est longuement confiée au micro de Radio Prague International.

Au bout de sa cinquième saison sous les couleurs jaune et bleu de l’USK, et alors qu’elle s’apprête à prolonger son contrat avec le club pragois, dans une ville qui voit aussi sa petite fille grandir, Valériane Ayayi est, à l’entendre, une joueuse et une femme pleinement épanouie en Tchéquie.

Valériane, bonjour… Dobrý den!

« Bonjour. »

Mluvíte česky už ?

« Je comprends un petit peu, mais non, je ne parle pas encore. »

Valériane, il y a deux ans, nous nous étions rencontrés dans cette même salle à Prague qui s’apprêtait alors à accueillir le Final Four, le tournoi final de l’Euroligue. Pour vous, cela s’était moyennement passé puisque l’USK avait été éliminé dès les demi-finales par les Turques de Mersin, soit donc le club que vous avez battu cette année en finale (66-53). Néanmoins, à l’époque, à la fin de l’entretien, nous nous étions dit que nous pourrions nous retrouver le dimanche soir après la finale avec votre petite fille et le trophée entre les bras... Bon, finalement, il a fallu attendre deux ans de plus pour que vous puissiez tenir ce trophée. Que représente-t-il pour vous au bout de votre cinquième saison à Prague ?

« Déjà, c’est un réel honneur, beaucoup de plaisir aussi, parce que ça représente beaucoup de d’années de travail, beaucoup d’équipes et de joueuses différentes. Voilà, on se dit que c’est un cycle qui se termine avec un trophée. »

Après la finale, vous avez évoqué une semaine dernière incroyable avec trois victoires en l’espace de cinq jours. Rappelons qu’après avoir d’abord battu les Italiennes de Schio dans un quart de finale dont vous avez été la meilleure marqueuse, vous avez dominé de 20 points les Turques de Fenerbahçe, doubles tenantes du titre en demies, avant, enfin, de terrasser l’autre « ogre turc », Mersin, en finale...

« C’est vrai. Alors, contre les Italiennes, nous étions plus ou moins favorites, même si Schio avait fini deuxième de son groupe en saison régulière. Mais au niveau de l’expérience à ce niveau de compétition, je pense que Prague avait un avantage. Pour ce qui est de la demi-finale, la surprise est peut-être davanatge au niveau de la différence au score final et sur les 20 points d’écart. Car, sinon, nous avions joué deux fois face à Fenerbahçe en saison régulière et même si nous avions perdu les deux rencontres, ça s’était joué à pas grand-chose. Avec un effectif un peu plus au complet à ce moment-là de la saison, avec des erreurs moins flagrantes, nous aurions peut-être même déjà pu en remporter une. Bon, finalement, nous avons gagné la troisième, la plus importante... »

En Tchéquie, vous disputez un championnat que vous dominez de la tête et des épaules depuis plusieurs années. Cette nouvelle formule en Euroligue avec depuis cette saison six équipes au lieu de quatre participant au tournoi final, et donc ce match supplémentaire que vous aviez à disputer pour accéder aux demi-finales, n’a-t-elle pas finalement été un avantage pour vous, pour la mise en route ?

« Il y a des avantages et des inconvénients avec ce match supplémentaire. Disons qu’on accumule de la fatigue parce que cela nous a quand même fait disputer trois matchs en cinq jours, alors que les autres équipes, celles qui étaient qualifiées directement pour les demi-finales, en ont joué deux en trois jours. Donc, l’impact n'est pas le même. Après, il y a aussi le côté mental. Jouer Schioa pouvait effectivement constituer une lampe de lancement, et je pense que cela a été le cas. Mais si nous avions perdu le match, nous étions dehors et rentrions déjà la maison. Il y a donc aussi cette pression de devoir gagner absolument ce premier match. »

« Au bout du compte, je pense que nous avons vraiment surfé sur cette idée que nous n’avions rien à perdre tout en étant conscientes que nous étions capables de faire quelque chose de bien. Nous nous sommes servies du match face à Schio, qui a été très dur dans l’intensité et probablement même le match le plus dur que nous ayons disputé pendant la semaine. Bref, il y a un peu de tout dans cette nouvelle formule. Mais en effet, oui, pour nous, on peut dire que cela a été positif. »

L’USK Prague est un habitué du Final Four (Six, désormais) avec huit participations en dix ans depuis 2015 et ce qui était jusqu’à présent le seul titre du club en Euroligue. Néanmoins, vous avez régulièrement échoué en demi-finales. Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

« J’ai tendance à dire que cette année, nous avons davantage galéré que les autres années sur la saison régulière. D’habitude, on perd deux à trois matchs au maximum sur la saison régulière, et cette année, c’était un peu plus. Nous avons eu beaucoup de pépins physiques et, du coup, on ne savait pas trop où on allait. Il y a eu un renouvellement de staff... Il s’est passé beaucoup de choses. Finalement, je pense que cette galère nous a aidées à nous construire tout au long de la saison. Pendant cette semaine de Final Six, et on en parlait avec les filles, on était un petit peu en camp avec de très bons moments partagés ensemble. Nous avons créé des liens très forts, plus encore peut-être que sur les cinq dernières années. Et cela nous a aidées, oui. »

Valériane Ayayi avec le trophée de l'Euroligue | Photo: Guillaume Narguet,  Radio Prague Int.

Tout au long de votre carrière en seniors, vous avez collectionné les médailles avec notamment l’équipe de France, notamment. Mais toutes sont en argent ou en bronze. Ce titre en Euroligue avec Prague constitue donc votre premier grand trophée personnel...

« Effectivement, avec l’équipe de France, c’est beaucoup de médailles d’argent. Mais bon, la dernière, la médaille de vice-champion olympique en perdant d’un point en finale contre les États-Unis, je la garde bien volontiers quand même. Si au début de l’été dernier, on m'avait dit que nous parviendrions à un tel résultat, je n’y aurais pas forcément cru. »

« Gagner en Euroligie, c’est une forme d’accomplissement qui reflète le travail d’une équipe sur le long terme. J’ai déjà gagné des championnats, des championnats nationaux, beaucoup même, mais ce titre-là, il a une saveur particulière, bien sûr. »

Est-ce davantage un aboutissement ou une nouvelle source de motivation après cinq saisons à Prague ? Ces derniers jours, votre club a annoncé une prolongation de votre contrat, ce qui signifie que vous continuer cette aventure pragoise...

« Je ne savais même pas que cela avait été annoncé, vous me l’apprenez, mais oui... Oui, je serai encore pragoise la saison prochaine ! Pour répondre à votre question, c’est un aboutissement, parce que c’est un peu la fin d’un cycle avec notre coach, Natália Hejková, qui arrête pour prendre sa retraite. C’est aussi la fin d’un cycle par rapport à l’équipe. Ce titre nous tenait à cœur, parce que cette équipe-là et ce groupe de filles-là le méritaient. Nous sommes allées le chercher. Maintenant, évidemment, moi, je reste compétitrice et j’ai envie d’autres titres. Toujours, toujours, toujours, même si ce n’est pas simple. »

« Je suis déjà redevenue une maman, sans avoir le temps de prendre le temps »

Vous reprenez aujourd’hui l’entraînement, trois jours après la finale et quelques jours avant le premier match de la série de la finale du championnat de Tchéquie contre Brno. Comment se sont passées ces trois journées ?

« Il y a eu de tout. Le voyage pour rentrer d’abord, et puis des moments d’équipe. Personnellement, j’ai aussi retrouvé ma fille à la maison. Les autres joueuses sont rentrées chez elles et se sont reposées ou ont pu prendre du temps pour elles. Moi, je suis redevenue tout de suite une maman. Du coup, il n’y a pas le temps de prendre le temps. »

« J’ai quand même hâte que la saison se termine pour pouvoir prendre un peu de temps pour moi et réaliser ce qu’il s'est passé. Parce que là, effectivement, on reprend l’entraînement et j’ai beau avoir le trophée entre les mains, je ne réalise pas forcément. »

Les sportifs et les clubs russes restant toujours exclus des compétitions internationales, ce sont désormais essentiellement les clubs turcs qui dominent le basket féminin européen, à l’exception de cette saison. Par rapport à cette forte concurrence à la fois sportive mais aussi et surtout économique, le fait de gagner avec Prague, et donc avec des moyens plus modestes - même si vous disposez vous aussi de très bonnes conditions de travail à l’échelle européenne -, donne-t-il, à vos yeux, plus de valeur à ce titre ?

« Alors, je ne citerai pas son nom, mais une joueuse qui évolue dans une des deux équipes turques que nous avons battues, nous a dit qu’elle était contente de notre victoire finale parce qu’elle montre que les titres ne s’achètent pas et que l’argent ne fait pas tout. »

« Alors, on ne va pas se mentir, évidemment que Prague aussi possède une des plus grosses masses salariales sur le basket féminin, mais nous n’avons pas acheté de joueuses en cours de saison et aucune joueuse n’est venue spécialement pour le Final Six avant de repartir. Nous avons un groupe qui s’est construit de façon assez organique, ce sont les mêmes joueuses qui sont là depuis déjà un petit moment, et oui, je pense que cet aspect rend ce titre vraiment beau. »

Bientôt trois joueuses françaises à Prague

Cette manière de travailler, c’est ce qui explique aussi que deux nouvelles joueuses internationales françaises devraient venir renforcer l’USK Prague la saison prochaine ? Si mes informations sont bonnes, il s’agit de la meneuse Pauline Astier et de l’ailière Janelle Salaün. Avez-vous avez joué un rôle dans leur venue, même si, depuis Sandra Le Dréan, qui a été la pionnière, plusieurs joueuses françaises sont déjà passées ici à Prague ?

« Je ne sais pas non plus si cela a déjà été annoncé... »

C’était dans la presse française...

« Ah, d’accord, bon, la presse française reste la presse française. Disons que si ces joueuses-là venaient à intégrer l’effectif de Prague, j’en serais bien évidemment ravie à la fois en tant que Française et que capitaine. J’ai en effet été sollicitée lorsque leurs noms ont été évoqués. Mais derrière, c’est le front office qui fait le travail. »

Qu’est-ce qui, selon vous, attire ces joueuses à Prague ?

« Je pense que c’est surtout la stabilité du club. Il y a ici plusieurs joueuses que je connais depuis déjà quelques années et cet aspect rassure les joueuses. Prague reste un club à taille humaine dans une ville au centre de l’Europe. On ne s’éloigne pas trop, parce que, mine de rien, partir jouer en Turquie, ça fait du décalage horaire et des voyages plus longs. ÀPrague, le contexte est aussi très probablement un petit peu plus paisible. »

Même s’il y a beaucoup de matchs d’Euroligue durant la saison, le niveau du championnat tchèque ne constitue-t-il pas un frein ? Comment se remotiver à chaque début de saison quand on sait que le titre de championnes est acquis pratiquement d’avance ?

«  Comment se remotiver ? On reste des compétitrices. En effet, on a dominé la saison, mais on a aussi envie de finir la saison de la meilleure des façons. Réaliser un doublé Euroligue-championnat, ça n’arrive ni tous les ans, ni à tout le monde. Donc, on en a envie ! On a envie de continuer à aller chercher des titres. Il y a aussi l’histoire de l’USK qu’on a envie de respecter et dont on a envie de faire partie. Chercher une nouvelle motivation, finalement, se fait assez naturellement. »

Ce titre en Euroligue est d’autant plus marquant que la finale était le dernier match sur la scène européenne, à 71 ans, de votre entraîneuse slovaque Natália Hejková, qui est une grande figure du basket féminin. Elle a remporté avec vous sa sixième Euroligue, après deux premières dans son pays d’origine avec Ružomberok, à une époque où le club slovaque était dans le haut du panier du basket européen, puis deux suivantes avec le Spartak Moscou, et enfin, donc, ces deux titres avec l’USK Prague espacés de dix ans, en 2015 et 2025. Quand on l'observe sur le bord du terrain ou de l’extérieur, on a l’image d’une entraîneuse un peu à l’ancienne, « Europe de l’Est » aurait-on même envie de dire, qui n'extériose pas beaucoup  ses émotions et qui peut sembler dure. Comment est-elle de l’intérieur ?

« Elle n’est pas forcément dure. Exigeante ? Oui, forcément. Mais c’est indispensable pour le sport de haut niveau. Je ne sais pas... Je la connais bien et nous avons une relation particulière. Nous sommes très proches. C’est elle qui m’a fait venir à Prague la première fois. C’est elle qui m’a fait revenir après ma grossesse. Mais au-delà de ça, c’est indéniablement une immense figure du basket féminin et c’est pourquoi il nous tenait à cœur de lui offrir ce titre. Encore une fois, on savait que ce ne serait pas simple. La saison a été difficile, mais c’est au travers de ses valeurs à elle qu'elle a su nous emmener jusque-là. »

Sa première réaction après la finale a été de dire qu’il n’y avait pas de place pour l’émotion et que seule importait la victoire. Dans le vestiaire, vous a-t-elle tenu un discours  un peu différent ?

« On l’a vue extérioriser son émotion au moment de la cérémonie des Awards. Après le match, elle était super heureuse d’avoir remporté ce titre. Super heureuse, surtout, qu’on ait gagné tous ensemble. C’était beaucoup de joie. Les gens s’attendaient à ce qu’elle pleure en prenant conscience que c’est la fin, mais elle était d’abord super heureuse de remporter un nouveau titre. »

À l’exception d’une saison en Espagne, Natália Hejková est une entraîneuse qui a travaillé essentiellement en Europe centrale (Slovaquie, Hongrie, Tchéquie) et en Russie (Spartak Moscou, équipe nationale). Est-ce un mode de travail différent par rapport aux coachs que vous avez connus en France, que ce soit en club ou en équipe nationale ? Peut-on parler d’une façon de travailler dans le basket qui est différente si c’est l’Europe de l’Est ou de l’Ouest ?

« Non, pas forcément. Disons que c’est une coach qui est un peu ‘old school’. Mais ça ne fait pas de mal et elle ne nous empêche pas de nous exprimer sur le terrain. »

« L'Amérique ? J'aurais pu, mais c'est mon choix de ne pas y aller »

Dans l’actualité basket, il est beaucoup question ces derniers jours de la jeune intérieure française de Villeurbanne, Dominique Malonga, 19 ans, qui a été sélectionnée en deuxième position de la draft pour évoluer en WNBA (la prestigieuse ligue nord-américaine féminine de basket). Quel regard portez-vous sur ce moment historique pour le basket français et ce phénomène Malonga ? C’est une joueuse que vous connaissez bien puisque vous avez remporté ensemble avec l’équipe de France la médaille d'argent aux Jeux de Paris...

« Je suis très contente pour elle. On en a discuté. C’est une fierté de la voir à ce niveau-là. Elle-même peut en être extrêmement fière. Après, ce n’est que le début, et ça, elle le sait aussi. Par contre, ça montre à quel point le basket français se porte bien. Je suis contente qu’on en parle, qu'on parle des femmes dans le basket français. Nous aussi, on gagne des titres et on peut remplir des salles. On peut inspirer la jeunesse, et les moins jeunes. Je suis vraiment ravie. On a hâte de retrouver Dominique avec l’équipe de France et de la voir évoluer au meilleur niveau. Je ne lui souhaite que le meilleur, mais elle le sait, on en a déjà parlé. »

Sur un plan plus personnel, pas de regrets par rapport à une possible carrière aux États-Unis, même si vous avez fait des choix de vie forts, en décidant de mettre votre carrière entre parenthèses pour avoir un enfant ? L’Amérique, ça fait rêver tout joueur de basket, non ?

«  C’est mon choix, donc aucun regret. J’aurais pu, encore cette année. Mais j’ai décidé de ne pas y aller parce que j’ai envie de profiter de ma famille, de mes proches, de mes vacances, de ma fille. Je préfère être auprès des miens plutôt que de partir jouer aux États-Unis. »

Votre petite fille a été présentée un peu comme la mascotte de l’équipe de l’USK. Peut-être est-elle d’ailleurs toujours la seule et unique enfant dans votre vestiaire à Prague. Aujourd’hui, elle grandit et vous avez fait le choix de rester à Prague. Ce qui veut dire que vous allez bientôt avoir une petite Tchèque à la maison. Elle va bientôt aller à l’école et doit comnmencer à parler tchèque, non ?

« Oui, elle comprend et parle mieux tchèque que moi. Des fois, quand elle me parle tchèque à la maison, je lui explique que je ne comprends pas. Ça fait des années qu’elle est là. J’ai fait le choix de rester à Prague, donc voilà... Oui, c’est la mascotte. Je l’emmnène aux matchs. Elle connaît tout le monde. Je pense qu’elle est très épanouie ici. J’ai une nounou extraordinaire qui me permet de pouvoir performer sur le terrain sans me soucier du bien-être de ma fille. Je suis ravie de la vie qu’on se construit ici à Prague. »

On sent que la famille, depuis que vous êtes toute petite, depuis vos premières années loin de la maison quand vous étiez une adolescente douée pour le basket, et maintenant encore que vous êtes à la fois joueuse et mère, c’est vraiment la priorité malgré les sacrifices que réclame une carrière de sportif de haut niveau...

« En effet, ce n’est pas évident. Mais c’est la réalité du monde du sport de haut niveau. Mes deux petits frères sont eux aussi basketeurs professionnels et eux aussi doivent faire des choix. Il y en a un qui a aussi sa famille. Voilà... Ce sont des choix perpétuels, mais les miens ont été ceux-là. Je ne les regrette absolument pas. J’ai une vie extraordinaire et je suis reconnaissante tous les jours de ce que je peux vivre, de ce que je peux partager avec ma fille, de la voir grandir, de la voir épanouie, de voir mon neveu, de voir mes frères. Là, j’ai mon petit frère qui vient ce week-end à Prague avec sa famille. Ce sont des moments comme celui-ci que j’ai envie de vivre. Je n’ai pas envie de vivre autrement et c’est pour ça que j’ai fait ces choix-là. »

Valériane, vous venez de remporter votre première médaille d’or avec Prague. Il y aura bientôt le championnat d’Europe cet été, dont une partie se tiendra également en Tchéquie, à Brno. Maintenant que la machine est lancée, place à l’or désormais aussi avec l’équipe de France ?

« On l’espère ! J’espère vraiment. Je vais me servir de cette énergie-là, de ces souvenirs, de savoir ce que c’est que d’avoir gagné pour aller chercher un autre titre. Il va falloir attendre les filles qui vont revenir des États-Unis, mais j’ai confiance. Nous sommes toutes déterminées. On était une grande partie de l’équipe de France à Saragosse pour le Final Six la semaine dernière et nous en avons forcément parlé de cet été. On a envie de faire les mêmes choses, à nous, donc, de nous donner les moyens pour y parvenir. »

Selon le site Internet de l’USK Prague, sur votre fiche avec vos statistiques et votre parcours en carrière, on découvre justement que votre devise est, si je traduis en français : « Si tu veux quelque chose, travaille ». Est-ce si simple que ça ?

« Ça en fait partie. Comme je l’ai dit, nous avons vécu une année compliquée, mais nous avons continué à travailler et à s’entraîner. On a continué aussi à galérer. À la fin, ça paye. Alors, simple ? Non. Mais le travail fait beaucoup quand même. »

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