JO d'hiver 2026 : vendredi 13, jour de bonheur pour le sport tchèque

Metoděj Jílek célèbre sa médaille d'or avec ses fans

Avec quatre médailles, soit déjà deux de plus qu’à Pékin en 2022, dont deux d’or, le bilan tchèque aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina est largement positif après les neuf premiers jours de compétition. Seule ombre au tableau : les résultats décevants des deux équipes de hockey sur glace.

Le vendredi 13 février 2026 restera comme une date heureuse dans l’histoire du sport tchèque. Cinq jours après le sacre de la snowboardeuse Zuzana Maděrová, nouvelle reine du slalom géant parallèle, et la médaille d’argent de Metoděj Jílek sur 5 000 mètres en patinage de vitesse, deux autres succès marquants se sont ajoutés aux premiers en l’espace de seulement quelques heures.

Eva Adamczyková | Photo: Hannah McKay,  Reuters

Après qu’Eva Adamczyková, championne olympique de la discipline à Sotchi en 2014 puis troisième à PyeongChang quatre ans plus tard, a d’abord complété sa collection de médailles olympiques en montant sur la deuxième marche du podium de l’épreuve de snowboardcross, Metoděj Jílek, qui bien avant l’ouverture de ces Jeux italiens était annoncé comme le nouvel enfant prodige du patinage de vitesse, a, lui, confirmé qu’il était bien l’un des tout meilleurs spécialistes actuels des longues distances sur l’anneau de glace en remportant le 10 000 mètres, offrant ainsi à la Tchéquie sa deuxième médaille d’or.

L’or après l’argent pour Metoděj Jílek, qui en veut déjà plus

Metoděj Jílek  (au centre) avec Vladimir Semirunniy  (au gauche) et Jorrit Bergsma  (à droite) | Photo: Piroschka Van De Wouw,  Reuters

Frustré et même déçu dimanche dernier après sa deuxième place sur un 5 000 mètres qu’il se serait déjà bien vu terminer en tête, le jeune patineur de 19 ans, auteur d’un impressionnant chrono final de 12’33’’43, s’est cette fois nettement imposé, avec plus de cinq et sept secondes d’avance sur le Polonais Vladimir Semirunniy et le Néerlandais Jorrit Bergsma, respectivement deuxième et troisième. Première médaille d’or olympique de sa carrière autour du cou, Metoděj Jílek n’en conserve pas moins les pieds bien sur terre, comme il l’a confié au reporter de la Radio tchèque :

« Ma motivation reste intacte, ces deux médailles sont évidemment une bonne chose, mais ce n’est pas non plus une fin en soi et mon envie reste de faire partie des meilleurs en patinage de vitesse sur la durée. Je veux travailler pour rester au sommet le plus longtemps possible, remporter d'autres médailles aux Jeux olympiques comme aux championnats du monde. Déjà, deux épreuves m’attendent encore ici à Milan avec le 1 500 mètres et la mass start, et même si mes chances de médaille seront faibles, j’ai envie de me battre pour un autre podium. Cet été, je veux aussi me concentrer sur le roller de vitesse, où j’ai raté ma première saison senior. Ce sera une motivation supplémentaire et mon objectif sera là aussi de remporter les championnats d’Europe et du monde. La concurrence y est également très rude, c’est donc un autre autre but à atteindre. »

Metoděj Jílek | Photo: Piroschka Van De Wouw,  Reuters

Hockey : l’ogre canadien bientôt de nouveau sur la route des Tchèques ?

Très rude, la compétition l’est aussi cette année en hockey sur glace avec un tournoi masculin auquel participent enfin, grâce à la présence des plus grandes étoiles de la pretigieuse ligue nord-américaine NHL, les meilleurs joueurs de la planète.

La République tchèque s'incline 0-5 face au Canada | Photo: Roman Koksarov,  ČTK/IMAGO sportfotodienst

Nettement battue par le Canada (0-5) pour son entrée en matière dans la compétition jeudi dernier, la République tchèque a enchaîné avec une laborieuse victoire contre la France (6-3) vendredi, puis par une nouvelle défaite contre la Suisse, dimanche après-midi, cette fois en prolongation (3-4). Seulement troisième de son groupe, la Reprezentace sera ainsi contrainte d’en passer par un match de barrage pour poursuivre sa route dans la compétition, l’équivalent d’un huitième de finale où elle sera opposée au Danemark mardi après-midi, et qui, en cas de victoire, lui permettrait de retrouver de nouveau l’ogre canadien en quarts de finale.

La République tchèque s'impose 6-3 face à la France | Photo: Alex Gottschalk,  DeFodi Images/Profimedia

Une perspective qui n’enchante pas particulièrement le défenseur Radim Šimek, très déçu après la défaite contre une Suisse qui, elle, grâce à sa deuxième place dans le groupe, sera opposée à l’Italie en barrages avant, éventuellement, de se mesurer à la Finlande en quarts de finale, soit, ne serait-ce que sur le papier, deux équipes moins costaudes que celles qui attendent les Tchèques :

« Nous savions quel était l’enjeu aujourd’hui : pour nous comme pour les Suisses, le but était surtout d’éviter le Canada ou les États-Unis en quarts de finale, malheureusement nous n’y sommes pas parvenus. Avant cela, un autre match nous attend ce mardi dans lequel il nous faudra montrer le meilleur de nous-mêmes, jouer les uns pour les autres, et si nous nous qualifions, nous essaierons ensuite de créer l’exploit contre l’un des principaux favoris du tournoi. Tout peut arriver, même si elle ne l’a pas forcément montré jusqu’à présent, l’équipe a du potentiel et des ressources, donc nous ne baissons pas les bras et nous continuerons à nous battre. »

Radim Šimek célèbre le deuxième but de son équipe contre la Suisse | Photo: AFP/Profimedia

Continuer à se battre, c’est en revanche ce que ne peuvent plus faire les hockeyeuses tchèques. Très décevante tout au long du tournoi, avec seulement une victoire en cinq matchs, l’équipe féminine a été sortie dès les quarts de finale, dominée cette fois par la Suède (0-2). Médaillée de bronze aux championnats du monde en 2022 et 2023, la Reprezentace est ainsi restée très loin de son objectif de podium.

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