Plan de relance de l'UE : Prague et les autres capitales du V4 pour un soutien direct aux villes

Foto: Gerd Altmann, Pixabay / CC0

Dans une lettre ouverte à la chancelière allemande Angela Merkel, les maires de Prague, Bratislava, Varsovie et Budapest (les capitales des pays du V4 - la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie) ont demandé  de soutenir le financement direct des villes par le Fonds européen de relance.

Zdeněk Hřib, photo: Archives de la mairie de ville de Prague

Selon les élus, dont Zdeněk Hřib le maire de Prague, l'argent devrait être utilisé pour une transformation écologique des villes. Une initiative soutenue par la présidente slovaque Zuzana Čaputová.

L’Union européenne, dont la présidence tournante est assurée ce semestre par l'Allemagne, se réunit ce vendredi et peut-être jusqu’à dimanche pour un sommet historique sur le plan de relance post-épidémie.

Dans la lettre, les quatre maires affirment que les villes et leurs habitants sont confrontés à de graves impacts du changement climatique. Ils ajoutent que les villes peuvent aider l'UE à atteindre la neutralité carbone grâce à des projets tels que la modernisation des transports publics ou la réduction des besoins énergétiques des bâtiments.

Les maires ont appelé à la création d'un mécanisme spécial qui permettrait aux villes européennes de recevoir de l'argent directement du Fonds européen de relance. Les maires des quatre capitales du V4 sont issus de partis qui ne sont pas au pouvoir dans leur pays respectif.

L'UE prévoit de créer le fonds comme moyen de relancer l'économie après la pandémie de COVID-19.

Andrej Babiš au sommet européen, photo: ČTK/AP/Francisco Seco

La Commission européenne veut emprunter de l'argent sur les marchés financiers. Les politiciens de l'UE souhaitent que le fonds aborde également les objectifs environnementaux de l'UE, dont l'un vise à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Avant la réunion, l'Allemagne a indiqué qu'elle souhaitait parvenir à une conclusion sur le fonds dès que possible, mais les points de vue des différents pays diffèrent considérablement.

La République tchèque critique le fait que l'un des principaux facteurs déterminants dans l'allocation des fonds soit basé sur le taux de chômage. "C'est pour moi un problème de principe" a déclaré à la veille du sommet européen le chef du gouvernement tchèque, qui souhaite que le principal critère reste le PIB de chaque pays.