Pour bien gagner sa vie, il faut vivre à Prague

Le salaire mensuel moyen brut en République tchèque est dorénavant supérieur à 20 000 couronnes, soit l'équivalent de quelque 700 euros. L'information vient d'être fournie par l'Office tchèque des statistiques.

La dernière hausse des salaires, de l'ordre de 8 % par rapport à l'année dernière, est l'une des plus importantes qui ait été enregistrée dans le pays au cours des dernières années. Selon les économes, il s'agit d'une preuve éloquente d'une croissance économique stable et solide. « Comme l'économie se porte bien, les entreprises peuvent se permettre de rémunérer dûment leurs employés », indique le rapport de l'Office des statistiques. Les revenus des deux tiers des employés demeurent pourtant inférieurs au salaire moyen, une majorité de Tchèques percevant entre 15 000 et 20 000 couronnes par mois.

Que les plus hauts salaires soient versés dans les institutions financières n'est pas une surprise. Pour le reste, c'est dans la sphère de l'entreprise que les salaires ont tendance à augmenter le plus, ce qui est notamment vrai pour les grandes sociétés fortes d'une participation internationale dans leur capital. Chez Skoda Auto, par exemple, qui emploie près de 27 000 personnes, le salaire moyen augmentera d'ici à fin 2008 de plus de 12%. En revanche, il y a des secteurs qui n'ont connu qu'une très faible hausse, ceux des soins sanitaires et sociaux par exemple. C'est à Prague que les gens gagnent le plus d'argent, avec un salaire moyen de plus de 25 000 couronnes. Prague est d'ailleurs le seul endroit où les revenus sont supérieurs à la moyenne nationale. Les salaires les plus bas existent par contre dans la région de Karlovy Vary, en Bohême occidentale, qui sont inférieurs de 9000 couronnes à ceux que les gens touchent dans la capitale.

En ce qui concerne le niveau des salaires à l'échelle de l'Europe centrale, les Tchèques occupent la deuxième position derrière les Slovènes. Selon certaines évaluations, il leur faudra cependant encore attendre de longues années pour atteindre la moyenne dans les « anciens » pays membres de l'UE.